BOULEGAN SIAN NISSART -1 bis rue Caïs de Pierlas - 06300 NICE 0612862505 - 0950938058 - boulegan.bsn@gmail.com

12 janvier 2022

IL ETAIT UNE FOIS LE PLUS BEAU PALACE DU MONDE A NICE L'HÔTEL NEGRESCO SUR LA PROMENADE DES ANGLAIS

03 octobre 2017

Il était une fois le plus beau Palace 5 étoiles du monde l'Hôtel Negresco à Nice

Hôtel Negresco
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La façade de l'hôtel Negresco sur la Promenade des Anglais.

SOURCE : WIKIPEDIA

Localisation
Pays France
Commune Nice
Adresse 37 promenade des AnglaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées 43° 41′ 40,84″ N, 7° 15′ 28,89″ E
Architecture
Ouverture 4 janvier 1913
Architecte Édouard-Jean Niermans
Statut patrimonial  Classé MH (2003)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style Ritz
Équipements
Étoiles
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Étages 5
Chambres 91 chambres et 34 suites
Restaurants 1 restaurant, 1 brasserie et 1 piano bar
Gestion
Propriétaire Jeanne Augier Drapeau : France
Site web [www.hotel-negresco-nice.com
]
Localisation sur la carte de Nice
voir sur la carte de Nice
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L'hôtel Negresco est un hôtel de luxe situé sur la promenade des Anglais à Nice. Il a obtenu sa cinquième étoile en août 2009(1,2).

C'est l'un des rares survivants de l'hôtellerie du début du xxe siècle et l'un des derniers établissements indépendants de cette classe. Ses façades sont basées sur une trame néoclassique, avec une ornementation opulente quasi-baroque. Il figure comme l'hôtel Sacher de Vienne, le Ritz de Paris ou l'hôtel Astoria deBruxelles, parmi les lieux mythiques de l'hôtellerie de luxe.

Le 13 juin 2003, les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments donnant sur les quatre rues ainsi que le grand hall central dit « salon royal » avec sa verrière sont classés à l'inventaire des monuments historiques(3). Le 1er mars 2001, il obtient le label « Patrimoine xxe siècle »(4) et en novembre 2015, il est classé Entreprise du patrimoine vivant(5).

 

Histoire

Il naît sous l’impulsion du Roumain Henri Negrescu qui durant de nombreuses années et dans les palaces de toute l’Europe, fut le maître d’hôtel irremplaçable auprès de clients richissimes, comme la famille Rockefeller(6). Dans les années 1910, il caresse l’ambition d’édifier son propre hôtel de luxe, sur une parcelle de terrain de 6 500 m2 à côté de la villa Masséna. Et c'est grâce à quelques magnats de l'automobile, dont De Dion-Boutonet Alexandre Darracq, que son rêve devient réalité (7); il confie la conception de l'édifice à l'architecte Édouard-Jean Niermans à qui l'on doit entre autres l'hôtel du Palais à Biarritz, les transformations de l'hôtel de Paris Monte-Carlo, le Moulin Rouge, le Casino de Paris ou encore la brasserie Mollard à Paris. Le plan de l'hôtel adopté et corrigé par Negresco rappelle celui du Grand Hôtel de Madrid(8) construit par Niermans, ainsi que le Ritz parisien(6). La légende raconte qu'Henri Negrescu y fait construire une coupole rose ayant la forme du sein de sa maîtresse(9). Le délicat montage financier lors de la création de la SICA (Société immobilière Côte d'Azur) retarde le début des travaux.

Enfin, le 4 janvier 1913, le palace connaît une brillante inauguration où sont présentes plus de sept têtes couronnées(6). Chacun s’extasie devant le grand hall elliptique de style Louis XVI, la rotonde lumineuse, le tapis géant d’un coût de 300 000 francs de l'époque ou encore l’ameublement signé Paul Dumas dans les 45 chambres. La verrière, comme en témoigne son classement aux monuments historiques, est l'œuvre d'Edouard-Jean Niermans qui concevait ses bâtiments dans leur totalité (contrairement à une idée reçue, l'armature n'est pas de Gustave Eiffel qui n'est jamais intervenu au Negresco(10). Sous la verrière se trouve un lustre de Baccarat de 4,60 mètres et 16 800 cristaux, à l'origine destiné au tsar Nicolas II de Russie et dont un exemplaire identique se trouve au Kremlin ; le sol de la pièce est pour sa part en marbre de Carrare(6). La modernité n’est pas en reste : les commutateurs électriques à portée de la main, le nettoyage par aspiration d’air, l'autoclave à vapeur et l’installation d'un service pneumatique de distribution de courrier par tube dans les chambres(11).

Jusqu'à la veille de la Grande Guerre, l’hôtel réalise un bénéfice semestriel de 200 000 francs(12). En 1914, ses installations toutes neuves souffrent de son usage comme hôpital militaire. Il est déréquisitionné en septembre 1918. Les procédures d’indemnisation pour le restaurer trop compliquées et le manque de clientèle poussent Henri Negrescu à la ruine. En 1920, une société hôtelière belge rachète son bail.

En 1957, l'hôtel est racheté par Jean-Baptiste Mesnage dont la femme venait de subir une intervention chirurgicale : étant en chaise roulante, Le Negresco est à cette époque le seul hôtel à disposer d'un ascenseur pour chaise roulante(9). Celui-ci le confie à sa fille Jeanne qui vient d'épouser Paul Augier, avocat et homme politique niçois. Il est à noter qu'à l'époque, de nombreux hôtels de la Côte ont souffert de la Seconde Guerre mondiale et ont été vendus, découpés en appartements(6). Ses nouveaux propriétaires commencent à l'enrichir avec de nombreuses œuvres d'art comme la Nana Jaune de Niki de Saint Phalle qui trône dans le salon Royal, des portraits de monarques, de nombreux bustes dont celui de la reine Marie-Antoinette, et transforment ainsi le Negresco, en hôtel-musée qui accueillera finalement 6 000 œuvres et objets d’art français(13). Jeanne Augier fait capitonner le grand ascenseur de velours rouge à l'image du berceau du roi de Rome, écume les antiquaires pour meubler les salons, les 21 suites et les 96 chambres qui résument cinq siècles d’histoire de France. On y trouve les portraits les plus célèbres de Louis XIV (peint par Hyacinthe Ringaud, les deux autres exemplaires existants se trouvant au musée du Louvre et au château de Versailles), Louis XVLouis XVINapoléon III et celui de l'impératrice Eugénie sous la verrière. Sous celle-ci (rénovée en 2010), on trouve encore des tapis de Raymond Moretti, la sculpture Le Chat de Cyril de La Patellière, ou encore une œuvre de Sacha Sosno. Dans les couloirs se trouvent des moquettes d'Yvaral, un portrait de Louis Armstrong par Raymond Moretti, des toiles de Mignard et Vasarely ainsi que la plus grande collection privée d'affiches de René Gruau ; la cheminée monumentale provient du château de Hautefort (Dordogne) et le plafond à caissons XVII e siècle du château de Saint-Pierre-d'Albigny(Savoie). Le salon Pompéi a été transformé en « carrousel Pompadour », avec angelots et chevaux de bois, assortis de couleurs acidulées et les toilettes des hommes en tente de campagne napoléonienne. L'hôtel possède son propre atelier d'art et emploie à l’année un restaurateur, des tapissiers, un marbrier et deux ébénistes de l'École Boulle(6).

En 1965, à la demande du président de la République Charles de Gaulle, Jeanne Augier supervise pour le shah d'Iran la création du premier palace du pays, à Ispahan, au nom de son expérience au Negresco. Au décès de son mari en 1995, elle continue de diriger ce palace. Celui-ci reste aujourd'hui l'un des rares palaces indépendants de France(14). La propriétaire souhaite également que l'hôtel reste français et a ainsi à la suite refusé le rachat de l'hôtel par le sultan de Brunei, Bill Gates et dernièrement, des investisseurs marocains qui lui ont demandé : « Nous achetons, le prix importe peu »(6).

En préparation du centenaire du Negresco en 2012, l'hôtel engage d'important travaux qui le tiennent fermé du 4 janvier au 1er juillet 2010. Pendant cette fermeture, la plus longue depuis l'ouverture du palace en 1913, le cinquième étage, rebaptisé « executive floor (15) », connaît un bouleversement total pour devenir un étage entièrement privatif avec ascenseur direct comprenant de nouvelles suites dotées des dernières technologies domotiques, un bar et un espace lunch. Dans les autres étages, une cinquantaine de salles de bains sont entièrement refaites (16). Les travaux conduisent également à rénover les cuisines, raviver la façade peinte en blanc, et à refaire entièrement la verrière du salon royal (17).

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Jeanne Augier, décédée le 7 Janvier 2019 sans descendance, avait décidé de léguer le Negresco et sa fortune personnelle au fonds de dotation Mesnage-Augier-Negresco, dont les statuts ont été déposés en préfecture le 17 avril 2009  (18). Cette fondation se focalise sur trois axes majeurs : la défense des animaux, l'aide apportée aux personnes handicapées ou aux personnes en détresse, ainsi que la participation active à la préservation culturelle en France, notamment en assurant la sauvegarde de l'hôtel Negresco et de ses collections (18) ».

En mai 2011, l'hôtel se voit refuser le label officiel Distinction Palace pour lequel il avait postulé comme treize autres hôtels de luxe français (19). Il est à noter qu'il ne possède ni spa, ni piscine, mais possède comme spécificité d'accepter les chiens et les chats, voire des animaux plus exotiques, comme Salvador Dali qui venait avec son guépard(6).

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Le Negresco attire l'attention en juin et juillet 2012 lorsque sa propriétaire fait hisser le drapeau de la Bretagne (le Gwenn ha Du), sur la façade afin d'honorer sa région d'origine et d'évoquer le projet de maison d'accueil pour personnes âgées qu'elle soutient à Broons dans les Côtes-d'Armor (20,21). Les réactions des Niçois sont nombreuses (22) et le conseiller municipal délégué au patrimoine historique offre à Jeanne Augier un drapeau niçois(23). Désormais ce dernier flotte également sur la façade (23).

Le 15 mars 2013, le tribunal de commerce de Nice place les trois sociétés qui constituent juridiquement le Negresco (hôtelière, immobilière et commerciale) sous administration judiciaire, estimant que l'état de santé de Jeanne Augier ne lui permet plus d'en assurer la direction (24,25). Celle-ci est provisoirement confiée à l'avocate niçoise Nathalie Thomas(25).

Le 27 mars 2013, en présence de tout son personnel, sont fêtés les 90 ans de la « dame du Negresco ». Un buste représentant Salvador Dalí, hôte fidèle de l'hôtel, lui est offert à cette occasion, œuvre de Cyril de La Patellière. Parmi les célèbres clients de l'hôtel, on compte aussi Grace Kelly ou la Bégum (6).

Caractéristiques

Negresco

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Le Negresco et le cinéma

Plus d'une trentaine de films ont été tournés au Negresco(14) tels que La Cage aux folles (2), Chacal ou encore Le Héros de la famille, réalisé par Thierry Klifa en 2006 et tourné à Nice. De nombreuses scènes de ce film ont été tournées en décor naturel au Negresco : le hall, le salon Versailles, une des suites, le restaurant Le Chantecler et le bar Le Relais ont été utilisés. Toute l'équipe du film fut logée au Negresco. Celle-ci comprenait des acteurs tels que Catherine Deneuve,Emmanuelle BéartMiou-MiouGérard LanvinClaude BrasseurValérie LemercierGéraldine Pailhas ou encore Pierrick Lilliu.

Notes et références

  1.  « Le Negresco décroche sa cinquième étoile » [archive]
    Nice-Matin, 7 août 2009.
  2.  Communiqué de Presse du 3 août 2009 du Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi [archive]
     « Hervé Novelli a présenté aujourd'hui à Cannes la liste des nouveaux hôtels 5 étoiles français »]. Consulté le 5 septembre 2010.
  3.  Notice no PA00080797 [archive]
    base Mériméeministère français de la Culture
  4.  Fiche sur la labelisation de l'hôtel Negresco du répertoire Patrimoine du xxe siècle en PACA. Consulté le 4 septembre 2010. [archive]
  5.  « L'hôtel de luxe niçois "Le Negresco" classé "Entreprise du patrimoine vivant" » [archive]
    , sur leparisien.fr, 6 novembre 2015.
  6. ↑ abcdefgh et i .Bénédicte Menu, « Jeanne Augier - La Dame du Negresco », in Le Figaro Magazine, semaine du 20 juillet 2012, pages 48-54.
  7.  Laure Anger, "L'âge d'or de la côte d'Azur", Histoire magazine n°19 1981 p.94.
  8.  Forum d'urbanisme et d'architecture ; Nice, vivre les monuments historiques, catalogue d'exposition 2008, p. 15
  9. ↑ a et b Jeanne Augier, La Dame du Negresco, Éd. du Rocher, 2012, 176 p.(ISBN 2268072940)
  10.  Voir classement Monuments Historiques, monographie de l'architecte - Edouard Niermans, architecte de la Café Society, Madaga éditeur, et travaux de Pierre Antoine Gatier, architecte des Monuments de France
  11.  Marianne Niermans, Sur Édouard Niermans, Connaissance des Arts, n°280, 1975, p. 106
  12.  Nice-Matin du 26 janvier 1957
  13.  Georges Bourquard, « Le Negresco, un musée avec chambres » [archive]
    , sur Le Dauphiné, 3 février 2013
  14. ↑ a et b « Palace. Une Bretonne illumine la Riviera » [archive]
    Le Télégramme, 18 novembre 2008. Consulté le 11 décembre 2008.
  15.  Le palace Negresco fait peau neuve [archive]
    , Trends.be, 8 juillet 2010
  16.  Nice-Matin, 20 octobre 2009.
  17.  « Nice : le Negresco, restauré et modernisé, fête sa réouverture » [archive]
    Le Point, 08 juillet 2010.
  18. ↑ a et b février ex.php?ACTION=Rechercher&HI_PAGE=1&HI_COMPTEUR=0&original_method=get&WHAT=MESNAGE+AUGIER+NEGRESCO&JTH_ID=&JAN_BD_CP=&JRE_ID=&JAN_LIEU_DECL=&JTY_ID=&JTY_WALDEC=&JTY_SIREN=&JPA_D_D=&JPA_D_F=&rechercher.x=0&rechercher.y=0&rechercher=Rechercher Déclaration officiel au Journal [archive]
    , 17 avril 2009. Consulté le 5 septembre 2010.
  19.  Anne-Laure Le Gall, « Huit hôtels français officiellement classés "palace" » [archive]
    Paris Match, 5 mai 2011. Consulté le 5 mai 2011.
  20.  « À Nice, le drapeau breton flotte sur le Negresco ! » [archive]
    Nice-Matin, 24 juin 2012.
  21.  « Nice. Un drapeau breton flotte sur le célèbre hôtel Negresco » [archive]
    Ouest-France, 24 juin 2012.
  22.  « Breton ou nissart, le Negresco déclenche la guerre des drapeaux » [archive]
    ,Nice-Matin, 29 juin 2012.
  23. ↑ a et b Christine Rinaudo, « Les drapeaux niçois et breton enfin réunis sur la façade du Negresco ! » [archive]
    Nice-Matin, 4 juillet 2012.
  24.  « À Nice, le célèbre palace Le Negresco placé sous administration judiciaire », Nice-Matin,‎ 18 mars 2013 (lire en ligne [archive]
    )
  25. ↑ a et b « Nice. Le palace niçois de la Rennaise placé sous tutelle », Ouest-France,‎19 mars 2013 (lire en ligne [archive]
    )
  26.  « Rencontre avec Pierre Bord, Directeur Général de l'hôtel Negresco » [archive]
    , sur laurentdelporte.com, 11 avril 2013.
  27.  Citations « Ne nous fâchons pas » sur Wikiquote [archive], le recueil de citations libre.

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03 janvier 2022

ACTIONS CARITATIVES DE L'ASSOCIATION

ACTIONS CARITATIVES DE L'ASSOCIATION

 

BOULEGAN SIAN NISSART 

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L'association Boulegan Sian Nissart récolte les différents types de bouchons.

- pour financer des projets pour les handicapés:

https://www.bouchonsdamour.com/

Les bons bouchons

Les bouchons ACCEPTÉS sont :
les bouchons en plastique de boissons
(eau, lait, soda, jus de fruits, compotes...)
Ces bouchons sont acceptés à condition qu’ils ne contiennent pas de fer, de carton ou de papier. Cependant, ils peuvent être mis après enlèvement de l’élément interdit.

Les bouchons REFUSÉS sont :
tous les bouchons qui ne proviennent pas de bouteilles de boissons ou ne sont pas en plastique (bouchons de produits chimiques, produits ménagers, produits de cosmétiques et d’hygiène, médicaments, « faux liège », couvercles, boites...)

MERCI pour votre soutien !

Cliquez pour agrandir la photo.

 


- pour financer la recherche contre le cancer:

https://france-cancer.com/

Les consignes de tri sont très simples, quelle que soit la taille et la forme, nous récupérons tous les :

·         Bouchons en liège,

·         Bouchons en faux liège dits synthétiques (selon les régions de collecte),

·         Capsules de champagne.

 

 

 

mélange liege et synthétique  Mélange de bouchons en liège et synthétiques bouchons liègesBouchons en liège bouteille-de-champagne-48362458Capsules
Attention, aujourd’hui certains bouchons en liège et synthétiques sont colorés. Ils sont faciles à distinguer grâce à leur forme longiligne en comparaison de ceux en plastique qui sont souvent de forme ronde.20150920_105404

Vous pouvez les déposer au local de Boulegan lors des permanences ou aux points suivants:

https://france-cancer.com/alpes-maritimes/

http://bouchonsdamour06.unblog.fr/les-relais-de-collecte-dans-le-06/

En vous remerciant.

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30 décembre 2021

HISTOIRE DU COMTE DE NICE par l'écrivain-historien Niçois THIERRY J

HISTOIRE DU COMTE DE NICE ( suite )

par l'écrivain historien TIERRY JAN

NUMÉRO : 13

N° 1 NICE 

LA VIE INTELLECTUELLE

Rue Pastorelli on trouve l’Excelsior au 39 et l’Eldorado. En avril 1914 Pierre Ivaldi prend la direction de l’Eldorado pour la saison estivale. Nice essaye en effet de créer une saison d’été pour faire suite à celle d’hiver, les bains de mer devenant petit à petit à la mode. Il avait programmé la troupe italienne « Magnani ». D’autres théâtres animent la vie culturelle : il y a entre autres, le Politéama créé en 1892, le théâtre français de Nice que l’on nomme aussi l’opéra-comique et qui jouera de 1879 à 1885, son directeur étant monsieur Cortellazzo. Le théâtre des Folies Niçoises dirigé par monsieur Paroli, recevra la 27 février 1875, la première troupe de théâtre italien. Le music-hall d’été ou les Ambassadeurs qui donneront des représentations de 1907 à 1911, avant que le maire Sauvan l’interdise ainsi que l’Alcazar d’été pour tapage. C’est Tiranty qui créera le premier « Théâtre de verdure » sur la pelouse sise derrière le théâtre municipal. En 1913 circulera une pétition pour la réouverture de l’Alcazar d’été du boulevard Mac Mahon ou du pont vieux et une autre sous forme de lettre anonyme pour demander le maintien de sa fermeture. C’est pour des raisons de sécurité que le théâtre Risso ou théâtre niçois sera fermé en 1886. L’éclairage était au gaz et les risques d’incendie très importants. Malgré les consignes draconiennes de sécurité, un an plus tard, le théâtre Italien ou opéra sera détruit par un incendie, causant une immense tragédie. Notre liste serait incomplète si nous ne citions pas le théâtre de la famille Parisiani du 29 avenue Malausséna qui de 1908 à 1919 monta des pièces aux critères moraux strictes et surtout très ligne bleue des Vosges, avec l’éloge des vertus patriotiques. Le petit théâtre Maccarani de 1776, se trouve après la restauration trop exiguë. Aussi il est rasé en 1826, laissant place au théâtre Italien, lequel sera inauguré en 1828. Il va successivement s’appeler : Théâtre Royal, Impérial après le rattachement et Municipal en 1871. Le mercredi 23 mars 1881, ce devait être la création de Lucia di Lamermoor, la salle était comble. En quelques instants, la salle s’embrase suite à une explosion de gaz, c’est l’horreur et la panique. Ce n’est que le lendemain que l’on aura circonscrit l’incendie. Il y aura plus de 200 morts. Après maintes hésitations sur le lieu de construction d’un nouvel opéra ; certains souhaitaient le pied du château, d’autres la Terrasse, quelques-uns suggéraient le square des Phocéens, on songeait même à édifier la nouvelle salle devant la gare. C’est finalement au lieu et place de l’ancien édifice que sur les plans de François Aune, lesquels approuvés par Charles Garnier, on décida le 7 novembre 1882, la construction du nouvel Opéra. 

N° 2 OPERA DE NICE 

Le 7 février 1885 il était inauguré, l’affiche étant Aïda. La vie intellectuelle ne se limite pas au théâtre ou à l’opéra. La Société des Lettres, Sciences et Arts des Alpes Maritimes   est créée le 22 octobre 1861. C’est monseigneur Sola évêque de Nice qui en assure la première présidence. A son origine elle est volontairement limitée à 40 membres. Le 25 août 1879 le président de la république : Jules Grévy et son ministre de l’instruction publique : Jules Ferry, signent le décret la reconnaissant d’utilité publique. En 1911 pour fêter son cinquantenaire, c’est un membre de l’académie française : Gabriel Hanotaux qui préside les festivités. Des hommes illustres comme Camille Flammarion ou Frédéric Mistral en ont été membres. Le préfet des Alpes Maritimes, l’évêque et le maire de Nice en sont présidents d’honneur.

N°3 NICE

NUMÉRO : 14

PATISSERIES ET RESTAURANTS AVANT 1914

N° 4 - NICE MASSENA

La chocolaterie Cima, est la plus ancienne de Nice. Elle existe depuis 1750, en 1873 elle emploie une douzaine d’employés dont le salaire va de 2 à 4 francs. Elle se situe rue de la préfecture au 24, proche de la place saint Dominique et de l’hôtel d’York ou du palais.  On n’oubliera pas la fabrique de fruits confits  de Joseph Escoffier. Elle se trouve rue de France, vers la croix de marbre, ce quartier majoritairement habité par la colonie britannique. Les pâtissiers confiseurs  sont nombreux. On commencera par le plus prestigieux, celui qui a les colonies étrangères pour clientèle, je veux parler de Vogade qui est idéalement installé sous les arcades de la place du jardin public qui deviendra Masséna. D’autres maisons ont aussi leur renommée, on peut citer entre autres : Auer depuis 1820 officie en face de l’Opéra, dans la rue saint François de Paule qui fut avant le rattachement la promenade chic qui menait au pré aux oies. Rumpelmayer qui au 26 du boulevard récemment baptisé en l’honneur de Victor Hugo, se trouve dans ce quartier bourgeois en plein développement.

N° 5- NICE PAILLON

Les frères Peyrani qui officient  22 rue du pont vieux et 17 rue du Collet. Guitton et Rudel  31 avenue de la gare et pour terminer cette évocation gourmande : Cogerey et Laurent sont quant à eux au 4 place du jardin public ou Masséna. Après les plaisirs sucrés, nous allons découvrir ceux de la table avec des restaurants  qui furent en leur temps réputés.  Les guides touristiques vantent certains établissements aux touristes. On peut remarquer certains d’entre eux qui sont conseillés : Le restaurant du cours et du palais d’Emile Lantéri 30 cours Saleya, la ferme Bretonne oucasino de Cimiez. Le restaurant du Elder tenu au 4 place Masséna par monsieur Terrassier, où se trouve déjà un pâtissier confiseur.

N° 6 - NICE ANCIEN CASINO

L' ancien Casino municipal sur la Place MASSENA

C’étaient les commerces d’agrément de l’îlot du Casino municipal avec le café Monot. Monsieur Schubel tient le restaurant de la marine  15 rue hôtel des postes. Le chapeau vert qui au 28 boulevard du pont neuf est géré par madame Boccardi Cette liste est bien entendu incomplète Il faudrait un ouvrage unique pour traiter ce sujet et nous avons voulu remémorer ceux qui furent et qui pour certains sont toujours, les références obligées de la pâtisserie et de la table à Nice. Le tourisme se développait aussi à Cannes, Menton et Monaco, mais ces trois cités ne font pas parties du Comté et il eut donc été hors sujet de nommer leurs restaurants ou pâtisseries.

NUMÉRO : 15 

N° 7 - NICE HOTEL DES POSTES

Bureaux de l'Hôtel des Postes de Nice  

LES PRINCIPAUX SERVICES PUBLICS  A NICE  AVANT 1914

Le service des Postes est un des plus importants, surtout dans une ville vouée au tourisme. La clientèle doit pouvoir correspondre d’une manière rapide et efficace. L’hôtel des postes se trouve place de la liberté. C’est après la chute de l’empire qu’elle changea de nom. Auparavant elle se nommait place des platanes. Après la première guerre mondiale, elle sera de nouveau débaptisée en hommage au président des Etats-Unis « Wilson ».  La poste principale est secondée par trois autres bureaux : Place Garibaldi, place Grimaldi et avenue de la gare (Jean Médecin aujourd’hui). L’instruction publique, celle qui luttera contre l’analphabétisme se développe dans le Comté Nice dépend de l’académie d’Aix en Provence. Il y a une école normale d’instituteur route de la corniche ou de Gènes, boulevard Bischoffsheim aujourd’hui.

N° 8 - NICE YCEE MASSENA

Le Lycée MASSENA sur l'Avenue Félix-Faure

Il y a deux lycées de garçons et un de fille. Le lycée de Nice avenue Félix Faure, qui deviendra le lycée Masséna. Le petit lycée de Nice rue Carabacel, aujourd’hui disparue, suite à la construction de la voie rapide et du tunnel Malraux. Le lycée de jeunes filles avenue Beaulieu qui en 1919 devient l’avenue Foch.  La justice est  un des pouvoir régalien de l’État. Le rattachement a déclassé Nice sur le plan juridique. Avant 1860 Nice était Cour d’appel. Maintenant il faut se déplacer à Aix-en-Provence pour interjeter appel contre une décision d’instance.  Dans le Comté, il y a deux tribunaux d’instance : Nice et Puget Théniers qui restera sous-préfecture et tribunal jusqu’en 1926. On trouve aussi : un tribunal de commerce et un conseil des prud’hommes.

N° 9 - NICE HOPITAL ST ROCH

L'Hôpital public SAINT ROCH ( désacfecté et fermé depuis ) 

La santé s’organise autour de l’hôpital public. Ce dernier  au moment du rattachement n’a pas le sens qu’on lui connaît aujourd’hui. Il s’occupe surtout des pauvres, des indigents, des vieillards et des orphelins. C’est des salles communes où néanmoins un minimum d’intimité est assuré. Chaque malade a son écuelle, son assiette, deux cruches et un pot de chambre. Selon les besoins, on fournit également : des biberons, des crachoirs, des urinoirs et des bassins. Avant le premier conflit mondial, Nice est dotée d’hôpitaux qui ont leurs origines pour saint Roch fin du XVIIIème début du XIXème, l’hospice de la Charité au camp long avenue de la gare date de 1858. En 1849 l’archiconfrérie de la très sainte croix « SSS » ou pénitents bleus, construit route royale, aujourd’hui rue de la République la clinique sainte croix. Saint-Pons ou Pasteur ne sera construit qu’en 1909 et n’aura que trois pavillons disponibles à la déclaration de guerre.

N° 9 BIS- NICE HOPITAL PASTEUR

L'ancien hôpital SAINT PONS OU PASTEUR

NUMÉRO : 16

LES CULTES Á NICE

N° 11- NICE CATHEDRALE SAINTE REPARATE

La Cathédrale Sainte Réparate dans le vieux Nice

L’église catholique tient une place très importante  dans le Comté. La ville de Nice a toujours été un évêché. Au IV° siècle on cite Armentius comme évêque. Il y a un grand séminaire boulevard Washington. Ce boulevard est divisé aujourd’hui en deux parties de part et d’autre du boulevard de Cimiez : Boulevard Georges V et boulevard Léopold II (roi des Belges qui séjourna souvent à Nice). Le petit séminaire se trouve boulevard de l’impératrice de Russie, aujourd’hui boulevard Franck Pilate. La vieille ville est très bien pourvue en édifices du culte et c’est une véritable visite de l’art baroque : cathédrale sainte Réparate, le Gésu, saint Dominique, saint Martin, sainte Rita qui est peut-être la plus belle et sans oublier les quatre chapelles de pénitents dont les noirs cours Saleya et les bleus place Garibaldi sont les plus remarquables. 

N° 12 - NICE EGLISE DU PORT

Notre Dame du port, le Vœux sur la rive droite du Paillon, Cimiez, saint Roch, saint Etienne et saint Barthélemy qui date du XVII° et fut un couvent Capucin. Dans les nouveaux quartiers, on trouve saint Pierre d’Arène qui d’une petite chapelle de 1780, successivement agrandie en 1846 et 1876, laissera la place à une église imposante en 1925 et Notre Dame avenue de la gare. L’église Catholique est divisée entre séculiers ou les prêtres et curés et réguliers. Dans un rapport de la préfecture sur les cultes, on relève en 1878, des couvents, des congrégations et des sociétés charitables.

N° 13 - NICE - EGLISE DU VOEUX

On peut citer entre autres : Les frères mineurs à Cimiez et Capucins à saint Barthélemy,  à saint Pons les oblats de Marie de l’Assomption. Les dames de sainte Marie de l’Assomption, les sœurs du saint sacrement pour les orphelinats et les hôpitaux. Les Cessolines qui se spécialisent dans l’instruction des filles. Le couvent des Augustines de l’avenue Notre Dame. On trouve dans la rue de France : l’hospice des missions et le monastère du bon pasteur. Boulevard Carabacel sainte Ursule. Enfin rue de la croix, les Bénédictines du saint sacrement.

N° 9 - NICE HOPITAL PASTEUR

A ces ordres , il faut ajouter les sociétés charitables : Société du Gonfalon, du très saint sépulcre, l’œuvre de saint François Régis pour les mariages pauvres, l’œuvre de la société saint Vincent de Paul et l’hospice de la Providence. Avec l’essor touristique, les Anglicans, les Protestants et les Orthodoxes, devenant des colonies importantes, il apparait nécessaire de leur ouvrir des lieux pour exercer leurs rites. Les lieux de culte de l’église de la réforme, se trouvent dans le quartier de la croix de marbre. On notera surtout : l’église Anglicane et son cimetière et l’église réformée du boulevard Victor Hugo. A l’aube du XX° siècle, la cathédrale saint Nicolas n’existe pas, les Russes doivent suivre leur culte dans la petite chapelle de la rue Longchamp. Les juifs, présents depuis longtemps dans la cité. Il y avait un ghetto rue Benoit Bunico. Avec l’empire ils participent  à l’essor économique, s’installent sur la rive droite du Paillon  et  ont leur synagogue rue Deloye.  A Nice on peut ainsi pratiquer et affirmer sa Foi et cette tolérance religieuse sera un des moteurs de la prospérité de la Belle Époque, à la fin du XIX° siècle et jusqu’au début de la première guerre mondiale.

NUMÉRO : 17

LA VIE ÉCONOMIQUE

N° 15 - NICE MANUFACTURE DE TABACS

L’industrie principale du Comté était l’oléiculture. Les activités liées à l’olivier : huile, savon, olives, sont surtout implantées dans la vieille ville avec la rue de la barillerie (où on fabrique les tonneaux) et dans les quartiers populeux et industrieux de Riquier et de saint Roch. Les tonneaux sont habillés d’une tresse de paille, afin d’éviter le suintement oléeux. Ces tresses étant réalisées par les femmes et les enfants dans les cours des habitations. Le nom du destinataire de tonneaux, est écrit au pochoir. La maison Pin boulevard du pont neuf est spécialiste de ces pochoirs, qu’elle détient en grand nombre. Les ferblantiers fabriquent les ustensiles en usages dans les moulins. C’est Bonnet et Ambrosio rue Ségurane qui fournissent les bouchons en liège de toutes tailles. On peut constater que cette industrie donne beaucoup de travail aux ouvriers de Nice et son Comté. Il ne faut pas oublier la culture, la cueillette et le travail du meunier. Dans certains villages, il reste la trace du moulin communal avec son odeur de paille, mais il manque l’âne qui faisait tourner la meule et le petit ruisseau d’ailleurs asséché, n’anime plus la roue. Nice avait sa manufacture, cette dernière était pacifique, bien que les Cigalusas ! La manufacture des tabacs était la grande usine de la rue Barla qui avant le rattachement se tenait rue saint François de Paule. Elle emploie surtout les femmes et la « cigarière », Cigalusa en niçois était la figure emblématique des milieux populaires niçois. On redoutait par-dessus tout sa verve et le dicton affirmait : « Mieux vaut 20 ans de prison qu’une cigarière à la maison. » On y fabrique les cigarettes, cigarillos et cigares. Le terrain, les collines se prêtent à l’horticulture.

N°16 - NICE AFFICHE ANCIENNE

C’est Alphonse Karr qui développa la culture de la rose et surtout de l’œillet dès 1854. L’immigration italienne : Toscan et Piémontais vont contribuer à son essor. L’horticulture est une activité nouvelle dans le Comté, alors que le pays grassois la pratiquait depuis le XVII° siècle. C’est à la fin du XIX° siècle que les techniques évolueront. 

N°17 - NICE BELLET

La vigne est cultivée sur les coteaux de Bellet, elle n’est pas vraiment une industrie, au sens où la production est plutôt artisanale. Mais elle offre des vins très appréciés et que leur rareté rend onéreux. Pour résumer, nous dirons que Nice est partagée en deux parties : la rive gauche du Paillon et les  vallons  pour l’activité industrielle et la rive droite pour le tourisme.

NUMÉRO : 18

PERSONNAGES INSOLITES  ET PERSONNALITES DE NICE

N° 18 - NICE TIMBRE ANCIEN

Le plus célèbre d’entre eux, par son destin tragique, est le tsarévitch Nicolas Alexandrovitch qui décède à Nice le 24 avril 1865. Le tsar Alexandre II vint à Nice ainsi que la famille impériale. La communauté Russe viendra hiverner sur la riviera, profitant de son climat clément. L’escadre mouillera d’ailleurs dans la rade de Villefranche. Les autres cours européennes viendront séjourner à Nice : Louis Ier de Bavière, qui lui aussi meurt sur nos rivages en 1867. Les rois de Suède, de Norvège, de Danemark, de Belgique et bien sûr la reine Victoria ainsi que le prince de Galles. 

N° 19 - NICE BLASON ROTHSCHILD

BLASON DE LA FAMILLE ROTHSCHILD

Les français avec Thiers, le baron Haussmann, la famille Rothschild, le duc de Richelieu, monseigneur Dupanloup, le fils de Jérôme Bonaparte et bien d’autres. Cette réunion du gotha européen se poursuivra jusqu’au premier conflit mondial. Alors tous ces cousins iront s’entretuer dans cette conflagration qui sonna le glas de l’aristocratie Européenne. Louis Lubonis tient une place à part, il fut un des principaux acteurs du vote positif en 1860. Après de brillantes études à Turin, il embrasse la carrière de magistrat. En 1860 ayant longuement hésité, il accepte le poste de gouverneur et remplace le marquis de Montezemolo qui était un farouche adversaire de la France. Au moment du plébiscite gouverneur provisoire, il sera secondé par deux autres Niçois : Prosper Girard et Auguste Gal.

N° 20 - NICE - FRANCOIS MASSENA

François Malausséna étant alors syndic de la ville de Nice. Suite à une proclamation où il prend position en faveur du "OUI" à la France, le parti Italien du journal « il Nizzardo » et les députés : Garibaldi et Laurent Roubaudi, ainsi que les indépendantistes, adeptes du chevalier Arson, l’attaquent dans leurs journaux. Cavour le désavouera pour son initiative imprudente. Après le plébiscite en décembre 1860, il sera élu député et deux mois plus tard, conseiller général du canton de "Lantosque Saint-Martin-de-Vésubie" et président de l’assemblée départementale.

N°21 - NICE LOUIS LUBONIS

Louis Lubonis plaidera en vain pour étaler dans le temps les changements politiques et administratifs. En outre Nice perdra son statut de Cour d’Appel ainsi que ses écoles de Médecine et de Droit. En 1868 déçu, il démissionne de son mandat de député et prend la direction de la banque de France à Nice. En 1876 il écrira une lettre à son ami Paulian où il lui exprime son amertume : « Le Niçois n’est plus maître chez lui ».  Lubonis s’éteindra dans sa villa de Carabacel, le 10 juillet 1893, il est inhumé au cimetière du Château. Il y a aussi des originaux, des personnages pittoresques et insolites. Certains ont marqué particulièrement leur époque et nous en retiendrons que quelques-uns : BAILLET : le balayeur de la rue saint François de Paule. ZAPPA DIT MENIGHINO : le coq de Nice. C’était un diseur de bonne aventure et il interprétait des billets que ses coqs tiraient au sort. MARGUERITA « MAMOUN » : elle habitait Roquebrune- Cap-Martin, elle vivait de mendicité et de la revente du crottin de cheval.

N°22 - NICE LES FRERES GEANTS

Les FRERES HUGO : ils étaient natifs de Saint-Martin-de-Vésubie et furent célèbres bien au-delà du Comté par leur taille. Ils mesuraient en effet 2m,25 et 2m,30. Ils parcouraient la France entière. CARRY LUCK : ce chanteur des rues était aveugle et utilisait un accordéon qu’il avait fixé sur un tréteau. Du Gotha  mondain  aux petites gens, toutes ces personnes ont marqué, à leur manière, tragiquement ou avec originalité, la mémoire collective des Niçois.

N° 22 - NICE PLACE ARSON

Le jeu de boules sur la Place ARSON à Nice

NUMÉRO : 19

LE SPORT  ET L’AVIATION

N° 24 - NICE SPORT AUTOMOBILE

La pratique du sport nous vient des Anglais et la colonie britannique a importé dans le Comté celui-ci. Un deuxième facteur a fait que son essor s’est développé en France, avec les sociétés de gymnastique, celui de la volonté de revanche après 1870. Si les chansonniers vantaient la ligne bleue des Vosges, ces sociétés publiques, encadrées par les mairies ou les écoles et les institutions privées des patronages, voulaient préparer la jeunesse à cette vengeance, afin de retrouver les provinces perdues. 

N° 25 - NICE VELOCIPEDE

Sur la Riviera le sport est surtout aristocratique et les nouvelles inventions : l’automobile et le vélocipède, sont l’occasion de rencontres et de compétitions. L’arrière-pays se prête admirablement à la pratique du vélo et les compétitions empruntent nos routes tortueuses. Le tour de France verra triompher en 1907 et 1909 Petit Breton. Dès 1899 la Promenade des Anglais sert à l’organisation de courses automobiles et en 1902 Serpollet battra le record du mile avec plus de 120 kilomètres à l'heure, remportant ainsi la coupe Rothschild.

N° 26 - NICE LES BAIMS AU XIX EME

Les bains de mer vont connaître eux aussi un certain succès. A l’origine ces derniers étaient surtout curatifs. C’est là aussi les Anglais qui à la fin du XIX° siècle ont popularisé la pratique des bains de mer. Avant 1914 il y a 8 établissements sur la promenade et le plus célèbre est : les bains Georges à la Californie. On se change dans des cabines et le bain consiste surtout en une « trempette » dans la mer.

N°27 - NICE LES REGATES ANCIENNES

La mer est le terrain de prédilection pour les amoureux de la voile et du yachting. Le club nautique de Nice, voit le jour en 1883. Ce dernier organisera des régates et d’abord le prince de Galles, puis Edouard VII en 1905, sera un de ses membres les plus actifs.  Avec les hauts sommets qui nous cernent au nord, la montagne va trouver ses adeptes. C’est là tout d’abord un exercice militaire, il fallait défendre les frontières qui, ici sont alpines. C’est donc les chasseurs qui pratiquent le ski et l’alpinisme.

N° 28 - NICE SPORTS D'HIVER A BEUIL

Un aristocrate, Victor de Cessole, avec la création en 1909 du Ski Club Alpin, sera le promoteur du ski à Beuil et à Valberg. Un nouveau type de transport l’aviation a ses adeptes à Nice. Le quartier de l’Arénas était un jardin potager et une terre giboyeuse. Ce petit village vivait loin de la ville et nombre de ses habitants au début du XX° siècle n’étaient jamais allés sur la place Masséna.  La seule période de l’année où c’était la fête : la saint Augustin, les gens allaient avec les beaux habits à notre Dame de Lourdes écouter la messe. On partageait la socca, l’anchoïade et le vin. Le maire venait croquer la févette. La fête durait dix jours. Ce quartier va changer, outre l’hippodrome, le tir aux pigeons et un original américain qui développe de 1902 à 1914 un élevage d’autruches, c’est l’aéroplane qui va bouleverser la vie du quartier. Le capitaine Ferber donne son impulsion à l’aérodrome en 1901. L’homme que les Niçois avaient baptisé la «ratapignata » (chauvesouris) ne verra pas cet aérodrome, se tuant en 1909.

 

N° 29 - NICE - AVIATION A SES DEBUTS ROLAND GARROS

D’autres précurseurs prestigieux donneront des pages de gloire à l’aviation à Nice : Roland Garros qui participe au premier raid aérien entre Paris, Nice, Rome et Turin et surtout Auguste Maïcon  lequel survolera la vallée du Paillon et passera sous le pont du Var avec un Caudron en 1919. Avant la première guerre mondiale, Nice organise des meetings aériens où la haute société vient admirer ces fous du ciel.

NUMÉRO : 20

LA VIE POLITIQUE JUSQU’EN 1914

N°30 - NICE BOULEVARD BORRIGLIONE

L'avenue BORRIGLIONE où passait déjà l'ancien TRAMWAY Niçois

Après la chute de l’Empire, on assiste à une querelle mouchetée entre les tenants du rattachement  et les partisans de l’annexion de 1860. Le 19 avril 1874, Piccon relance la polémique en levant en public un toast pour que Nice revienne à l’Italie. Il est contraint de démissionner le 7 mai et son ami député Bergondi se suicide le lendemain. Le 5 juin le préfet fait interdire le journal : « l’ordre social » qui envenimait la situation. La liste Raynaud Borriglione gagne les municipales avec plus de 60% d’abstention.

N° 31 - NICE MR

En octobre 1877 Auguste Raynaud tient un discours pro Italien et perd l’année suivante sa mairie au profil de Borriglione. En 1886 le préfet, après des démissions au conseil municipal, dissout celui-ci et provoque de nouvelles élections où l’éphémère Jules Gilly est élu, Borriglione ne s’était pas représenté. La polémique entre les tenants de la France et de l’Italie, se poursuit par les diatribes des deux principaux journaux : l’éclaireur de Nice pro français et il "Pensiero di Nizza" pro italien. La politique anti-française du président du conseil Italien Crispi, ne fait qu’exciter les passions de part et d’autre. Le 18 juillet 1892, il "Pensiero di Nizza" sera interdit, à la suite d'un article contre le monument du centenaire de la première annexion de 1792.

N° 32 - NICE - LE JOURNAL LE PETIT NICOIS 

En 1879 Borriglione alors maire de Nice fonde « Le Petit Niçois » qui aura son siège tout d’abord place Masséna pour finir avenue de la gare à la veille de la guerre. Le 28 août 1902 le sénateur Alfred Borriglione meurt à Sospel. En 1903 la lutte anticléricale fera interdire la procession aux limaces (fête Dieu) ainsi que celle de Notre Dame des grâces ou du Vœu. Ces deux brimades ne feront qu’exacerber les passions entre pro français et pro italiens. Aux élections législatives du 10 février 1871, il Diritto di Nizza fait triompher les candidats pro niçois avec : Garibaldi, Piccon, Bergondi et Borriglione. Le préfet Dufraisse est largement battu. L’élection n’est pas uninominale et il n’y a pas de circonscription. On peut être candidat en plusieurs départements. Au scrutin du 20 février 1876, Nice a deux circonscription et de l’autre côté du Var, Grasse en a deux elle aussi. La première de Nice est remportée par Alfred Borriglione et la deuxième par le baron Boissard di Bellet. Les législatives du 14 octobre 1877, verront les deux sortants réélus.  Le rival du Pensiero à cette époque est le : « Phare du Littoral » qui lui paraît en français.

N° 33 - NICE MR

Le 22 août 1881 si Borriglione conserve la 1ère circonscription, c’est Bischoffsheim qui remporte la seconde. Ce mécène naturalisé Français, aura une carrière politique qui durera un quart de siècle et sera successivement député de Nice et de la nouvelle circonscription de Puget-Théniers. Le 18 octobre 1885, il n’y a plus de circonscription et on élit par rapport à des listes. Le département étant une seule circonscription. Borriglione qui soutient Maurice Rouvier et Ernest Roure maire de Grasse sont tous trois élus. L’Eclaireur parlera de Rouvier comme un parachuté de Marseille et le Petit Niçois publiera un poème pamphlétaire sur Ernest Roure. Le 22 septembre 1889 on revient aux circonscriptions : Bischoffsheim et Borriglione retrouvent leurs sièges, sauf que le nouveau découpage les a inversés. Les élections du 20 août 1893 verront la création du siège de Puget –Théniers.

N° 34 - NICE MR

Si Borriglione conserve son siège, Bischoffsheim conquière la nouvelle circonscription et laisse à Raiberti la première de Nice, dont il était le sortant. Le scrutin du 8 mai 1898, voit la disparition de Borriglione qui a choisi le sénat, c’est Poullan qui occupe désormais la deuxième circonscription, Bischoffsheim et Raiberti gardant les leurs.  C’est le nouveau siècle et les élections du 27 avril 1902 ne voient aucun changement, les sortants étant reconduits. Cette année-là Borriglione meurt et le « Petit Niçois » est confié à Donadéi.  Le 6 mai 1906, le patron du petit Niçois bat Bischoffsheim à Puget-Théniers, lequel décèdera quelques jours plus tard. Aux législatives du 24 avril 1910, une nouvelle circonscription est créée à Nice. Le département en comportera désormais six. C’est Lairolle qui gagne ce nouveau siège. Raiberti conservant la première et Poullan la troisième, les mystères du découpage ayant décidés que la nouvelle circonscription serait la deuxième. Le directeur du « Petit Niçois » conservant quant à lui Puget-Théniers. 

N° 35- NICE - MR

Les dernières législatives avant la guerre ne verront que Puget-Théniers changer de député en la personne de Durandy, gendre de Borriglione. On peut constater une certaine stabilité dans le paysage politique et des hommes comme Borriglione, Bischoffsheim ou Raiberti, furent les acteurs majeurs de la politique dans le Comté de Nice avant la première guerre mondiale. La presse a joué un rôle déterminant et Borriglione avec son journal le "Petit Niçois", tient les rênes de la vie politique. Borriglione et ses héritiers, seront toujours les défenseurs de l’identité niçoise et méfiants, pour ne pas dire opposés à l’influence d’un certain « parisianisme ».  Ses adversaires qui furent pro Français avant 1860, seront d’abord les défenseurs de l’Empire, puis de la droite. Ils furent successivement : l’écho des Alpes-Maritimes, l’Avenir de Nice, le Messager de Nice, le Journal de Nice qui après 1883, devient l’Eclaireur de Nice. Les partisans d’un retour à l’Italie auront leur presse avec : Il Nizzardo avant le rattachement, puis Il Diritto di Nizza, le très éphémère Voce di Nizza (deux numéros) et Il Pensiero Di Nizza qui sera interdit en 1892. Le séparatisme était affaibli par l’émigration en 1860 de près de 880 familles qui choisirent l’Italie. Joseph André n’arrivera pas à franchir le Paillon et son journal ne sera lu que dans la vieille ville, sans vraiment influer sur la vie politique niçoise. La presse se divisera en deux camps : la droite profrançaise avec l’Eclaireur et les idées de gauche et la défense de l’identité niçoise dans le cadre de la République avec le  Petit Niçois.

N° 36 - NICE JOSEPH GARNIER

Le premier Sénat de la III éme République voit siéger en 1876 : Joseph Garnier qui meurt en 1882 et est remplacé par Léon Chiris, le deuxième siège revient à Dieudonné Defly, ne pas confondre avec Jean Jacques Hippolyte Defly qui légua à sa mort en 1847 les terrains où fut construit l’hôpital Saint-Roch. C’est Léon Renault qui en 1885 succède à Defly, Léon Chiris laissera en 1900 son siège au général Charles Bérenger. La troisième mandature sénatoriale aura de 1894 à 1902, pour titulaires : Alfred Borriglione, qui décédant en cours de mandat  sera remplacé par un de ses poulains : Maurice Rouvier. Le général Bérenger sera remplacé par le maire de Nice : Honoré Sauvan, ce dernier restera sénateur jusqu’à 1922.

Thierry JAN

à suivre ... à suivre ... à suivre ...

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27 décembre 2021

BONNES ET HEUREUSES FÊTES DE CETTE FIN D'ANNEE !

Toute l'équipe de Boulegan Sian Nissart

 

vous souhaite un Bon et Joyeux NOËL 2021 !

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Le traditionnel bain de Noël dans la Baie des Anges de la Promenade des Anglais à Nissa la Bella !

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20 décembre 2021

UN BEAU CADEAU DE NOËL LE LIVRE DE "NICE DEMAIN L'INDEPENDANCE" PAR L'ECRIVAIN NICOIS DISPARU ALAIN ROULLIER-LAURENS

UN PEU DE LITTERATURE NISSARDE AVEC L'ECRIVAIN NICOIS DISPARU ALAIN ROULLIER-LAURENS 

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Livre historique sur le Comté de Nice à la vente chez l'Association culturelle niçoise 

BOULEGAN SIAN NISSART au 1 bis, Rue CAÏS DE PIERLAS 06300 NICE

Téléphone pour commander 09-50-93-80-58

E-mail : boulegan.bsn@gmail.com 

PRIX DE VENTE SUR PLACE : 24 euros ttc 


08 décembre 2021

LES BARBETS NISSARTS

HISTOIRE DE NICE

Le Mouvements des barbets nissarts ( 1793-1814 )

Barbétisme

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SOURCE : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Né spontanément en réaction aux atrocités des troupes révolutionnaires françaises, le mouvement des barbets ou barbétisme est un mouvement d'opposition à l’intégration du Comté de Nice à la France révolutionnaire. Apparu en 1793, il va croître au fil des changements imposés par l'occupant. Comme en Vendée ou en Bretagne, la volonté de déchristianisation du pays, les réquisitions imposées aux populations et l'incorporation forcée des jeunes hommes au sein de l'armée vont alimenter ses forces.

Vers la fin de la Révolution, l'apparition de brigands qui déguisent leurs actes de délinquance en prétendus actes de résistance entraîne le discrédit des barbets. L'Empire voit leur déclin, les véritables combattants renonçant à une lutte qui ne les concerne plus guère, et les bandits étant dénoncés aux autorités par la population.

Il existe également des barbets vaudois ou calvinistes dans les Cévennes[réf. nécessaire] : ces derniers expriment une différence religieuse alors que ceux du Comté de Nice s’opposent à l’occupation des troupes de la Révolution française.

Sommaire

La naissance du barbétisme

Étymologie

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L’appellation barbet apparait chez les opprimés vaudois dès le XIIIe siècle[1]. Il provient du nom des prédicateurs vaudois : les barbes[2]. Lors de l’intégration du Comté de Nice comme département français, les paysans se sont révoltés contre les exactions de l’armée révolutionnaire française. Bien que la révolte ne soit pas directement d’origine religieuse, les révoltés ont pris le nom de barbets[3].

Circonstances de la naissance du barbétisme

Le 29 septembre 1792 à 16 heures, le général français d’Anselme entre dans la ville de Nice et y installe une administration provisoire. Le 12 octobre, le général entreprend la conquête de l’arrière-pays dont les populations étaient indifférentes au changement politique. Cependant, très vite, l’opinion générale va se retourner contre les Français en raison des réquisitions, pillages et exactions commises par la troupe. Excès dénoncés par le représentant en mission Philippe Buonarroti.

En réaction à ces évènements des milices irrégulières se constituent. Cela n’était guère difficile car en 1791, un décret du duc de Savoie Victor-Amédée III avait ordonné la création de milices chargées de la défense des territoires de montagne. Beaucoup d’hommes étaient donc entraînés et armés.

Dès le 16 mars 1793, une lettre des commissaires des Alpes-Maritimes adressée au Comité de guerre à Paris mentionne l’existence d’une milice irrégulière à Sospel. Ces milices sont dites irrégulières car elles sont sans uniforme, peu disciplinées, ayant parfois des femmes dans leurs rangs, et non commandées par des officiers de métier.

Les barbets viennent de naître ; ils vont pratiquer le coup de main, l’embuscade, le harcèlement et des attentats contre les troupes françaises.

La croissance du barbétisme

Occupation du Comté de Nice par les Français

 

Au mois de mai 1794, tout le Comté de Nice est occupé par les Français et l’armée régulière du roi de Sardaigne Victor-Amédée III ainsi que ses alliés autrichiens disparaissent de la scène. Au même moment, la tentative de déchristianisation du département est à son comble, ce qui explique aussi la recrudescence des barbets très attachés au catholicisme.

Par la signature du traité de Paris, le 10 mai 1796, le Comté de Nice et la Savoie deviennent français. Entre la fin des hostilités et la signature de la paix de nombreux hommes, dont des officiers aptes au commandement, rentrent dans leurs foyers et beaucoup « deviennent barbets ou espions » selon un rapport du représentant Beffroy rédigé le 2 messidor an III (20 juin 1795).

Maquis autonomes dans l'arrière-pays niçois

barbets-resistance

Dans le courant de l’année 1796, des maquis autonomes s’installent dans l’arrière-pays et l’on voit apparaître une déviation du barbétisme qui abandonne parfois le loyalisme monarchique pour le banditisme pur et simple. Il faut dire que dans une région économiquement dévastée et peuplée de marginaux et de déclassés sociaux de toutes sortes, il devient difficile de vivre honnêtement. Dès ce moment, les Républicains parlent de nouvelle Vendée et commettent massacres, pillages, incendies, et exécution d’otages en représailles.

La fin tragique de François Fulconis dit Lalin, chef barbet lors de la capture du général Casabianca [4] soulève un vive émotion sur le parcours du cadavre du chef barbet de l'Escarène à Nice[5],[6].

L’apogée du barbétisme

les barbets niçois

L’année 1799, période d’une nouvelle persécution religieuse conduite par André Masséna, (dont certains disent qu'il fut un ancien Barbet), voit un nouvel accroissement des troupes de barbets qui reçoivent l’apport des conscrits réfractaires au service militaire et des déserteurs enrôlés plus ou moins de force dans l’armée française.

Le 9 mai 1800, suite à des revers français subis face aux Autrichiens en Italie, Nice et son arrière-pays repassent, pour vingt jours, sous autorité sarde. Les barbets vont commettre alors, à leur tour, des excès contre les soldats français laissés dans les hôpitaux de la ville et contre les « collaborateurs ». Beaucoup en profitent pour régler des comptes et accomplir des vengeances qui n’ont rien à voir avec le conflit franco-sarde.

Le 29 mai, les troupes françaises sont de retour à Nice et le nouveau préfet Flourens va entreprendre de rétablir l’ordre et lance un appel à l’union fraternelle. Par ailleurs, depuis Paris, le ministre de la police Joseph Fouché surveille attentivement les opérations de rétablissement de l’ordre.

Plusieurs sources font référence à l’Estérel comme lieu de refuge de hors la loi. Il n'y a aucun rapport entre les Barbets et l'Estérel, les Barbets n'ayant combattu que dans les confins franco-italiens.

Le déclin du barbétisme

armes du sénat de nissa

Sous le Consulat, l’augmentation du brigandage et le souhait des populations d'un retour à une situation normale marginalisent les barbets que l’on ne craint plus de dénoncer aux autorités.

De 1800 à 1804, une traque énergique contribue à l’apaisement du département même s’il y a parfois quelques soubresauts, plutôt liés au banditisme, au cours du Premier Empire. Les troupes de barbets sont alors constituées de déserteurs de l’armée ou de réfractaires à la conscription.

Au début de l’année 1814, des mécontentements sociaux dus aux guerres incessantes et à la pauvreté économique du département entraînent un sursaut de violence confortée par l’abdication de Napoléon Ier au mois d’avril. Le calme revient, à la fin avril, avec l’entrée à Nice de l’armée austro-sarde.

 

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Une lettre du 16 mai 1814, émanant des autorités sardes, interdit aux barbets toutes manifestations guerrières ou de violences. Par le traité de Paris du 30 mai 1814, le roi Victor-Emmanuel Ier reprend possession du Comté de Nice.

À cette date, les barbets cessent d’exister.

 

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Voir aussi

Bibliographie

  • Louis Cappatti et Béatrice Elliott, Berre-les-Alpes : premier relai de la Méditerranée à l'Alpe, Nice, Association typographique, 1940, 45 p.
  • Paul Deleuse, Histoire de mon village : Berre-les-Alpes, Nice, Pierotti, 1966.
  • Michel Iafelice (préf. Michel Vovelle), Barbets ! : les résistances à la domination française dans le pays niçois (1792-1814), Nice, Serre éditeur, 1998, 222 p. (ISBN 978-2-86410-291-5, présentation en ligne [archive]).
  • Jean Galmot, Nanette Escartefigue, Histoire de Brigands, Les Barbets du Comté de Nice et les Réquisitionnaires de l'Estérel, Ed. P.Lersch et A.N.Emanuel. 1906.
  • Michel Gardère, L'insoumise de l'Esterel, roman, Presses de la Cité (Terres de France), 260 p. 2013.
  • Louis-Gilles Pairault, Le Saut des Français : un amour à Nice sous la Terreur : roman historique, Rennes, Éd. "Ouest-France, 2012, 211 p. (ISBN 978-2-7373-5694-0).
  • Bernard Hautecloque, Brigands, bandits, malfaiteurs : incroyables histoires des crapules, arsouilles, monte-en-l'air, canailles et contrebandiers de tous les temps, Clermont-Ferrand, Éditions De Borée, 2016, 350 p. (ISBN 978-2-8129-1973-2), p. Chapitre Les Barbets. Brigands ou patriotes nissards

Liens externes

Articles connexes

Notes et références

  1. « Histoire des Vaudois | Musée virtuel du Protestantisme » [archive], sur www.museeprotestant.org (consulté le 7 novembre 2015) : Des communautés importantes se forment aussi dans les vallées du Piémont. Leurs prédicateurs, nommés « barbes » (oncles, expression qui les distancie des « pères » catholiques), parcourent les chemins de l’Europe pour visiter périodiquement les petits groupes de croyants clandestins.
  2. César Cantu, Piersilvestro Leopardi et Eugène Aroux, Histoire universelle, Librairie Historique-Artistique, 1er janvier 1845 (lire en ligne [archive]), P71 ce qui les a fait aussi désigner sous le nom de barbets.
  3. Michel Iafelice, Barbets ! : les résistances à la domination française dans le pays niçois (1792-1814), SERRE EDITEUR, 1er janvier 1998, 222 p. (ISBN 978-2-86410-291-5, présentation en ligne [archive])
  4. Gilles Candela, L'armée d'Italie : Nice 1792-1796, SERRE EDITEUR, 1er janvier 2000, 255 p. (ISBN 978-2-86410-310-3, présentation en ligne [archive]), P44 Joseph-Marie de Casabianca demeura à l’armée d’Italie, dans le Comté de Nice et fut enlevé par les barbets, le 11 mai 1793.
  5. Jean Galmot, Nanette Escartefigue, histoire de brigands : les Barbets du comté de Nice et les réquisitionnaires de l'Estérel : Jean Galmot, Nice, P Lersch & A N Emanuel, 1906 (lire en ligne [archive]), P89
  6. La contre-révolution dans le pays Niçois (1792-1814) Essaide caractérisation [archive]

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30 novembre 2021

LITTERATURE CULTURELLE SUR LE COMTE DE NISSA LIVRES A LA VENTE

LIVRES HISTORIQUES SUR LE COMTE DE NICE A LA VENTE CHEZ BOULEGAN SIAN NISSART 

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L'art Funéraire à Nice - 23€
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Et si la Savoie devenait indépendante

 

 

 

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Pour les plus motivés ....

Dictionnaire de la langue niçoise - 80€
Academia Nissarda - 1250 pages
Disponible à la vente et à la consultation à notre local

 

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Nice, l'aigle déplumé - 18€
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Armorial du Comté de Nice - 130 pages

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Garibaldi et Nice

Garibaldi et Nice (Français) livre Broché – 9 avril 2010

 

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Alain Roullier-Laurens - 130 pages - 20€

 

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 Nice contemporaine - 412 pages

Henri Sappia - 22€
également disponible au local

 

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F.A.C.N. - Emmanuel Gioan - 15€

 

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22 novembre 2021

HISTOIRE DE NICE : LIBÉRATION DE NICE PAR SA POPULATION NIÇOISE LE 28 AOÛT 1944

29 août 2017
HISTOIRE DE NICE

73ème ANNIVERSAIRE DU DÉBARQUEMENT ALLIÉES SUR LES CÔTE DE PROVENCE ET LA LIBÉRATION DE NICE PAR SA POPULATION NIÇOISE EN 1944

73ème Anniversaire de la libération de la ville de Nice du 28 août 1944 qui aura lieu à Nice ce lundi 28 août 2017

 

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Voir sur : 

http://mvcgseca.fr/articles.php?lng=fr&pg=454&tconfig=0

 

Le programme de la journée du 28 août 2017 à Nice :

* 10h Départ des véhicules militaires du MIN de Nice

passage sur la Promenade des Anglais, Boulevard Gambetta, Avenue Thiers et arrivée sur la place Masséna.

* 11h15 Stationnement des véhicules et leurs expositions sur la place Masséna.

* 16h Défilé entre la Promenade des Anglais et le Monument aux Morts de Rauba Capeu.

* 18h Cérémonie du 73ème anniversaire de la libération de Nice au Monument aux Morts de Rauba Capeu.

18h30 Début du Bal populaire des seniors Place Pierre Gautier. ( Cours Saleya au Vieux Nice ).

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 Voir aussi sur 

http://politiquepaca.canalblog.com/archives/2017/08/15/35583258.html

 

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04 novembre 2021

HISTOIRE DU COMTE DE NISSA :

 

LE SIÈGE DE NICE PAR LES Franco-Ottomans Turcs en 1543

 

Le Siège de Nice par les Franco Ottomans Turcs (1543)

 

Siège de Nice
Description de cette image, également commentée ci-après
Le siège de Nice de 1543 par les Franco-Turcs. Gravure d'Enea Vico.
Informations générales
Date de mi-juin au 9 septembre 1543
Lieu Nice
Issue Échec du siège de la citadelle. Retrait des Franco-turcs.
Belligérants
Flag of the Ottoman Empire (1453-1844) Empire ottoman
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de la Savoie Duché de Savoie
Drapeau de la République de Gênes République de Gênes
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Khayr ad-Din Barberousse
Salah Raïs
François de Bourbon, comte d'Enghien
Le Chevalier d'Aulx
Adhémar de Grignan
Léon Strozzi
Jean-Baptiste Grimaldi, seigneur d'Ascros
Gaspard de Caïs
Andrea Doria 
André de Monfort
Paul Siméon de Balbs
Louis de Castellar
Jacques Provana de Leyni
Otton Provana de Leyni
Mathieu Badat
Marc-Antoine Galléan
Jean-André Tonduti, comte de Falicon
Ludovic de Prey, seigneur de Courcelles
Forces en présence
142 galères
30 000 soldats
600 cavaliers
500 lansquenets 
6 compagnies d'arquebusiers
50 fantassins
500 hommes de milice et 200 citoyens volontaires (citadelle)

Neuvième guerre d'Italie

Coordonnées 43° 42′ nord, 7° 16′ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Siège de Nice

Le siège de Nice eut lieu autour des enceintes de la ville puis de la citadelle de juin à septembre 1543. Il se déroula dans le cadre de la Neuvième guerre d'Italie (1542-1546).

Le point culminant fut atteint au mois d'août 1543. Durant vingt jours, vingt mille Franco-Turcs, sous les ordres du comte d’Enghien, mirent le siège devant la ville puis le château pendant que 120 galères de combat de la Sublime Porte, commandées par Khayr ad-Din Barberousse (au service du sultan Soliman le Magnifique), attaquèrent Nice par la mer. Cette armada était accompagnée de 40 galiotes, 4 mahonnes et 22 galères françaises.

Après avoir réussi à prendre la ville, les assiégeants franco-turcs échouèrent face à la résistance acharnée du château et se retirèrent les 8 et 9 septembre 1543 devant l'arrivée des troupes impériales conduites par Charles III de Savoie et le marquis Del Vasto.

Chronologie

Le casus belli

Les relations entre la France et la Savoie sont tendues car le roi de France, François Ier, réclame l'héritage de sa mère, Louise de Savoie, fille de Philippe, duc de Savoie, dit sans Terre.

La guerre aurait été déclenchée par le non-respect par Charles Quint de la promesse de ne pas ajouter aux défenses et fortifications de Nice et par le refus du duc de Savoie, Charles II, de céder le Genevois au roi de France.

Le roi de FranceFrançois Ier, allié depuis 1536 au sultan turc Soliman le Magnifique par l'alliance franco-ottomane, ordonne en 1543 de prendre la ville de Nice, nonobstant sa décision, prise le 10 septembre 1523« de renoncer solennellement à tous les droits que pourrait avoir la couronne de France sur Nice. »

Le siège

Boulet tiré par les assiégeants franco-turcs.
Catherine Ségurane, battoir en main, brandissant le drapeau arraché aux Turcs.

Des tentatives pour s'introduire dans la place par ruse et trahison échouent en juin 1543. Des baronnets locaux s'allient au roi de France et lui assurent le soutien de nombreux villages de l'arrière-pays niçois. Le château de Bonson est détruit.

La flotte franco-turque, venant de Marseille, arrive dans la rade de Villefranche le 5 août 1543. Les chefs coalisés font une proposition de reddition que les Niçois rejettent. Le premier combat eut lieu dans la plaine de Riquier le 7 août, entre les milices urbaines et l'avant-garde ennemie. Les Niçois furent repoussés dans les murs. Les coalisés installèrent alors leurs batteries tout autour de l'actuel Vieux-Nice, qui formait la totalité de la ville à l'époque. Le 10 août, des renforts français arrivèrent par voie de terre. Le bombardement commença, incessant. Le 12 août, les assiégeants feignirent un assaut. Enfin, après avoir ouvert une brèche, le 15 août, l'assaut général fut donné contre les murailles et les tours du rempart nord, dans l'actuelle zone de la place Garibaldi. Les assaillants, principalement des mercenaires toscans et des soldats ottomans, furent finalement repoussés. C'est ici que la tradition rapporte deux événements : une apparition de la Vierge Marie, qui donna lieu, en grâce, à la construction d'une chapelle dite de la Madone de Sincaïre, détruite dans les années 1780 pour construire la place Garibaldi, et l'intervention de Catherine Ségurane, une lavandière, qui aurait galvanisé la défense. À la suite de l'échec de l'assaut, les dissensions gagnèrent le camp coalisé, tandis qu'en Piémont, le duc Charles III de Savoie (1486-1504-1553) et son allié le marquis Del Vasto, gouverneur de Milan au nom de Charles-Quint, levaient une armée de secours dont un premier détachement s'installa à Sospel le 14 août. Du 15 au 22 août, le bombardement reprit, et deux nouvelles brèches furent ouvertes, cette fois sur le rempart nord-ouest, au niveau des actuelles place Saint-François et rue du Pont-Vieux. La ville décida alors de capituler, mais pas la garnison du Château. La population fut évacuée, sous la protection des Français, au grand dam des Ottomans qui comptaient bien se saisir d'esclaves nombreux.

Le siège se prolongea donc, désormais limité à la colline du Château (parc du Château aujourd'hui), uniquement fait de bombardements. Le 19 août, une partie du contingent ottoman conduisit une razzia qui remonta la vallée du Paillon, jusqu'à L'Escarène, et franchit le col de Braus, jusqu'à Sospel. Certaines sources parlent de 500, voire de 1500 captifs. Emmenés vers l'Orient, ces captifs furent délivrés par la flotte espagnole au large de la Sardaigne. Dans le même temps, depuis le début du siège, Jean-Baptiste Grimaldi de Beuil-Ascros, allié aux assiégeants, tentait de mettre la main sur les hautes vallées du Comté de Nice, notamment le Var et la Tinée, tandis que les troupes ducales tenaient la Vésubie et la Roya.

La levée du siège

Le 7 septembre 1543, l'armée de secours, sous le double commandement de Charles II de Savoie et Don Alphonse d'Avalos, marquis Del Vasto, s'annonça par voie de mer et de terre, venant de Ligurie. Les assiégeants levèrent le camp les 8 et 9 septembre 1543, tandis que la ville était en grande partie incendiée et pillée. Le duc Charles II de Savoie fit son entrée à Nice le 12 septembre 1543. La flotte ottomane demeura cependant encore aux îles de Lérins jusqu'au 25 septembre, avant de se replier sur Toulon, que François Ier avait fait entièrement vider de ses habitants. Elle y demeura jusqu'en mai 1544. Progressivement, les troupes ducales reprirent le contrôle du territoire. Une ferme répression s'abattit sur les Niçois qui avaient choisi le camp français.

Conséquences du siège

La principale conséquence de ce siège, par ailleurs assez mal préparé, exécuté par des coalisés aux intérêts contradictoires et qui fut un échec lourd pour les assiégeants fut de susciter, chez les ducs de Savoie, en particulier le successeur de Charles II, son fils Emmanuel-Philibert (1528-1553-1580), une forte volonté de mieux protéger le territoire niçois, d'où la construction de quatre importantes fortifications : le fort du mont Alban (1557-1560), la citadelle de Villefranche (1554-1559), le fort de Saint-Hospice (1560) et la citadelle de Nice (1577-1579). Ces deux dernières défenses furent détruites par les Français après les sièges de 1691 et 1705, si bien que le système défensif, ayant perdu sa cohésion, devint inutile.

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La mémoire du siège

Le siège de 1543 a profondément marqué la construction de la mémoire civique de Nice. Le mythe de Catherine Ségurane et le récit de l'intervention miraculeuse de la Vierge Marie sur le bastion Sincaïre au plus fort de la bataille construisent la mémoire de Nice autour des valeurs de résistance et de courage.

Dès 1552 les consuls de Nice font construire une chapelle dédiée à Notre dame du sincaïre qui entend montrer que la ville de Nice, en résistant héroïquement aux Turcs et à leurs alliés, est un vrai fer de lance de la croisade[non neutre]. Nice s'inscrit donc dans cet idéal combattant qui anime tout le xvie siècle.

La mémoire du siège de 1543 est toujours marquée par divers éléments disséminés dans le Vieux Nice, notamment les boulets des canons turcs présents dans certaines rues et sur la place Garibaldi, comme la plaque commémorant le vœu des consuls de 1552 qui se trouve sur la façade de la chapelle du saint Sépulcre, ou bien le monument à Cathérine Ségurane érigé sur les restes du bastion Sincaïre, ou encore la statue de Notre Dame du Sincaïre pieusement conservée par les pénitents bleus.

Il existe quelques rares monnaies obsidionales frappées par les assiégés durant le siège de Nice, écus d'or et testons au nom de Charles II de Savoie, avec la mention NIC. A. GAL. TURC. OBS. (Nice assiégée par les Français et les Turcs).

 

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Bibliographie

  • E. Tisserand, Histoire civile et religieuse de la cité de Nice et du département des Alpes-Maritimesvol. 2, Nice, Librairies Visconti et Delbecchi, 1862 (lire en ligne [archive])p. 43-47
  • Georges DOUBLET, « Documents inédits sur le siège de Nice de 1543 », Revue Nice Historique, 1935 Lire en ligne [archive]
  • Hervé BARELLI, Raves, beurre et pissalatHistoire du congrès et du siège de Nice, de leurs antécédents et de leurs conséquences, 1516-1579, SERRE Éditeur, Nice, 2008
  • Mara de CANDIDO, Le Château de Nice ; du donjon des comtes de Provence à la citadelle des ducs de Savoie : xiiie / xvie siècle, Revue Nice Historique no 123 [archive]

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 AUJOURD'HUI PRESENTATION D'UNE CELEBRE

 

PESONNALITE DU COMTE DE NICE 

Eugène Caïs de Pierlas

 

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Image dans Infobox.
Biographie
Naissance 15 octobre 1842Voir et modifier les données sur Wikidata
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès 10 avril 1900Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Italienne (17 mars 1861 - 10 avril 1900)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Eugène Caïs de Pierlas (Eugenio V) branche ligure-piémontaise.

Eugène Caïs de Pierlas connu également sous le nom italien de Eugenio Cais di Pierlas, et sous la dénomination généalogique de Eugène V Caïs de Pierlas, né le 14 octobre 1842 à Nice (alors province de Nice du royaume de Sardaigne) et mort le 10 avril 1900 à Turin, est un peintre et historien niçois, membre de la famille Caïs. Il fut le spécialiste médiéviste de l'histoire du comté de Nice.

Biographie

Projet de plaque commémorative des irrédentistes niçois 1896.

Eugène V Caïs de Pierlas était le fils de Cesare IV de Caïs (Nice 1816 - Nice 1881) et de Honorine Séraphine marquise D'Espagnet (Aix-en-Provence 1810 - Nice 1879).

Il fit ses premières études au collège des Jésuites de Nice (actuel lycée Masséna), mais en 1860, lors de l'annexion du comté de Nice à la France, Eugène Caïs de Pierlas s'installa à Turin. Il devint un élève du collège turinois des Barnabites de Moncalieri, avant de soutenir un doctorat en droit à l'université de Turin. Il retourne régulièrement dans son château de None, près de Pignerol, ainsi que des séjours fréquents dans l'hôtel particulier familial que les Caïs de Pierlas possèdent à Nice, à l'extrémité est du cours Saleya. Néanmoins, fidèle de la monarchie savoyarde, il opte pour la nationalité italienne en 1860. Il porte un amour d'exilé, qu'il épanche en collaborant à la rédaction du journal Il Pensiero di Nizza, journal des irrédentistes niçois.

En 1892, à la tête d'un Comité général des irrédentistes niçois expatriés en Italie (le “Comitato Generale Italiano”), il organise, en collaboration avec son ami Giuseppe Bres et d'autres irrédentistes, une contre-manifestation en opposition à la célébration française de l'annexion de Nice à la France en 1793 1.

19925

Initialement peintre, ce qui lui vaut plusieurs prix de peinture de l'Académie des beaux-arts de Turin, il s'oriente vers la diplomatie, avant d'être recruté comme officier des archives d'État de Turin. Il acquiert progressivement une parfaite maîtrise des archives de la maison de Savoie. Il se consacre par la suite entièrement à la recherche historique de l'histoire médiévale de Nice et de son Comté, ainsi que de l'histoire généalogique des familles de Provence, de Nice de l'aristocratie piémontaise et subalpine, son travail contribuant à une meilleure compréhension des histoires de Nice et de la région subalpine.

En 1869, il épouse Giuseppa Gromo Richelmy, comtesse de Ternengo-Thaon de Revel(1847-1905).

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ARMOIRIE DE LA FAMILLE CAÏS DE PIERLAS

 

Publications

Gli statuti della gabella di Nizza sotto i conti di Provenza, 1894
  • Documents inédits sur les Grimaldi et Monaco et leurs relations avec les ducs de Savoie suivis des statuts de Menton, 1885,
  • Cartulaire de l'ancienne cathédrale de Nice, 1888, qu'il parvient à reconstituer, en réunissant des fragments d'archives dispersées,
  • Statuts et privilèges accordés au comté de Vintimille et Val de Lantosque par les comtes de Provence, 1890,
  • Fief de Châteauneuf dans les Alpes-Maritimes du xie au xve siècles, 1892 présente les structures de la parenté aristocratique niçoise, mettant en exergue la ramification lignagère, mais aussi le plan de la ville de Nice pendant le premier siècle de la domination des princes de Savoie.
  • (it) Gli statuti della gabella di Nizza sotto i conti di Provenza, Torino, Fratelli Bocca, 1894 (lire en ligne [archive])
  • Chartrier de l'abbaye de Saint-Pons, 1900.

Notes et références

  1.  "Carteggio epistolare Eugenio Cais di Pierlas-Giuseppe Bres (1892-1899)" [archive] par Nicolò e Andrea Jagher, Phasar Edizioni, 2014

Bibliographie

  • Jagher Nicolo e Andrea (a cura di), Carteggio Epistolare (1892-1899) Eugenio Cais di Pierlas - Giuseppe Bres, Firenze, Phasar Edizioni, 2014.
  • Laurent Ripart, "Caïs de Pierlas Eugène", in Ralph Schor (dir.), Dictionnaire historique et biographique du comté de Nice, Nice, Serre, 2002, p. 69-70.

 

Articles connexes

 

Liens externes

19921

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01 novembre 2021

HISTOIRE DE LA CHRÉTIENTÉ : EN L'AN 1571 AVAIT

 

EU LIEU LA BATAILLE DE LEPANTE CONTRE LES OTTOMANS

 

7 OCTOBRE 1571

LA BATALLE DE LEPANTE 

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Bataille de Lépante

 

Bataille de Lépante
Description de cette image, également commentée ci-après
Bataille de Lépante, vue par Paul Véronèse
Informations générales
Date 7 octobre 1571
Lieu Golfe de PatrasGrèce
Issue Victoire de la Sainte Ligue
Belligérants
Sainte Ligue : Drapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman
Commandants
Drapeau de l'Espagne Juan d'Autriche

Drapeau des États pontificaux Marcantonio Colonna

Flag of Most Serene Republic of Venice.svg Sebastiano Venier, Agostino Barbarigo

Armoiries de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.svg Pietro Giustiniani (it)

Armoiries de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.svg Mathurin Romegas

Drapeau de la République de Gênes Gianandrea Doria

Drapeau de la Savoie André Provana de Leyni

Réserve :

Drapeau de l'Espagne Álvaro de Bazán
Drapeau de l'Empire ottoman Ali Pacha †

Drapeau de l'Empire ottoman Uludj Ali

Drapeau de l'Empire ottoman Mohammed Sirocco †

Réserve :

Drapeau de l'Empire ottoman Murad Dragut
Forces en présence
212 navires1
  • 206 galères
  • 6 galéasses

28 500 soldats2

? marins
1 815 canons3
251 navires
  • 206 galères
  • 45 galiotes

34 000 soldats

13 000 marins
750 canons3
Pertes
7 500 morts
47 navires perdus
20 000 morts, blessés ou capturés
137 navires capturés
50 navires coulés
12 000 Chrétiens libérés

[Quatrième guerre vénéto-ottomane]

Coordonnées 38° 12′ nord, 21° 18′ est
Géolocalisation sur la carte : Grèce
(Voir situation sur carte : Grèce)
Bataille de Lépante

La bataille de Lépante est une bataille navale qui s'est déroulée le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras, sur la côte occidentale de la Grèce, à proximité de Naupacte — appelée alors Lépante—, dans le contexte de la quatrième guerre vénéto-ottomane. La puissante marine ottomane y affronta une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoisespontificalesmaltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte-Ligue à l'initiative du pape Pie V. La bataille se conclut par une défaite pour les Ottomans qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux (200 bateaux) et plus de 20 000 hommes. L'événement eut un retentissement considérable en Europe car, plus encore que la défaite des janissaires lors du Grand Siège de Malte de 1565, il sonna comme un coup d'arrêt porté à l'expansionnisme ottoman. C’est d’ailleurs en souvenir de cette victoire que fut instituée la fête de Notre-Dame de la Victoire, puis fête du Saint-Rosaire à partir de 15734.

Certains historiens estiment qu'il s'agit de la bataille navale la plus importante par ses conséquences depuis celle d'Actium (31 av. J.-C., sur la côte occidentale de la Grèce), qui marqua la fin des guerres civiles romaines5.

Contexte

Le déclencheur est la prise de Chypre par les Ottomans en 1570 : la prise de cette possession de la République de Venise, au terme d'une conquête brutale (plus de 20 000 habitants de Nicosie sont mis à mort)6, entraîne rapidement une réaction européenne. Sous le nom de « Sainte-Ligue », le pape Pie V mobilise et réussit à constituer une alliance entre l'Espagne, Venise, les États pontificaux, la république de Gênes, le duché de Savoie, l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et quelques autres puissances7.

L'ensemble s'inscrit dans le contexte plus général d'une lutte généralisée d'influence pour le contrôle de la Méditerranée. La bataille dérive des tensions géopolitiques et religieuses croissantes de l'époque, consécutives à la montée de l'expansionnisme musulman ottoman en Méditerranée.

Celui-ci menace à nouveau des puissances chrétiennes, en particulier les intérêts espagnols, puissance dominante dans la région à l'époque. Depuis le début du xvie siècle, les Turcs pratiquent des razzias en Méditerranée occidentale. Débarquant sur les côtes italiennes ou espagnoles, ils pillent les villes du littoral et arrachent les populations à leur village pour les emmener comme esclaves au service du sultan de l'Empire ottoman7.

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Description de la bataille

Composition des flottes et ordre de bataille

Voir le détail des forces et flottes dans Ordre de bataille des flottes à la bataille de Lépante.

La Sainte-Ligue a mobilisé au total 202 galères et 6 galéasses8et pour la flotte ottomane, un total de 210 galères et 63 fustes et galiotes9.

Plan de la bataille (formation des flottes juste avant le contact)N 1

Déroulement

Georgio Vasari "La Bataille de Lépante" Salle royale du Vatican. L'intérêt de cette fresque est de montrer l'importance des six galéasses, armées de 50 canons chacune, qui sont de véritables forteresses.

À Messine, au cours de l'été 1571, les navires arrivent les uns après les autres. Au total, il y aura 202 bâtiments, dont six galéasses, et 30 000 hommes de combat de diverses origines, espagnole, génoise, vénitienne, et de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Placée sous le commandement de don Juan d'Autriche, le demi-frère de Philippe II, la flotte quitte Messine le 16 septembreet se dirige vers Corfou. Là, des navires éclaireurs localisent la flotte turque. Elle est rassemblée dans le golfe de Lépante (aujourd'hui Naupacte), à l'entrée du golfe de Corinthe (golfe de Patras). 230 navires turcs la composent10.

Au matin du 7 octobre 1571, au soleil levant, la flotte chrétienne se positionne à l'entrée du golfe.

Premier succès pour don Juan d'Autriche : il a réussi à enfermer les navires ennemis dans un petit golfe. Aucune sortie n'est possible sans affrontement. Le combat qui est un combat naval en liminaire devient un combat d'infanterie sur les ponts des bateaux lors des abordages successifs. Les galéasses, puissamment armées, s'enfoncent dans les lignes de défense turques, et provoquent leur désordre et leur désorganisation. L'infanterie espagnole, bien équipée et munie d'équipes d'arquebusiers, part à l'abordage des navires ennemis avec à sa tête les tercios, où elle montre sa force et sa supériorité. Les fines galères, commandées par Giovanni Andrea Doria10 contribuent par la précision de leurs attaques, à prendre l'avantage sur les défenseurs turcs. Les boulets ouvrent des brèches dans les navires turcs, le feu se répand de bateau en bateau, et la panique s'empare des Turcs. Au centre du golfe, les énormes vaisseaux vénitiens, détruisant les galères ennemies aux alentours, empêchent la contre-offensive des réserves ottomanes. Seul le bey d'Alger, Uludj Ali, parvient, avec trente galères, à s'échapper.

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Pendant le cours de la bataille, le navire du commandant ottoman est envahi par les hommes de la galère de Juan d'AutricheN 2 ainsi que par celle de l’amiral savoyard André Provana de Leyni.

L’amiral turc est décapité et sa tête est placée au bout du mât du navire principal espagnol. Au soir, les Chrétiens ont gagné.

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Bilan

Les Vainqueurs de Lepante, Juan d'AutricheMarcantonio Colonna et Sebastiano Venier (peinture à l'huile, c. 1575, Musée d'Art Historique, Vienne)

La démesure de l’affrontement en fait un événement majeur : on dénombre au moins 7 000 morts et 20 000 blessés chez les Chrétiens, plus de 20 000 morts ou blessés et 3 500 prisonniers chez les Turcs (sans compter ceux qui sont massacrés à terre par les Grecs révoltés), 12 000 forçats chrétiens libérés de leurs fers11.

Les Ottomans subissent une lourde défaite : 117 galères et 13 galiotes sont capturées, et 62 galères coulées, alors que les Chrétiens ne perdent qu'une douzaine de galères12 ; 450 canons et 39 étendards sont pris aux Ottomans.

Les navires ottomans rescapés sont ramenés à Constantinople par Uluç Ali Paşa, seul amiral ottoman à s'être distingué et à avoir sauvé l'essentiel de son escadre, et qui est nommé Capitan pacha (grand amiral de la flotte ottomane) le 28 octobre13.

Néanmoins, l'Empire ottoman surmontera sa défaite. Au cours de l'été 1572, un an après Lépante, une armée de 250 galères et 8 galéasses turques, commandée par Uludj Ali se livre à une démonstration de force en Méditerranée orientale. Venise, une fois de plus, se résigne à traiter avec le sultan de Constantinople, auquel elle verse un tribut de 300 000 ducats. Chypre demeura aux mains des Ottomans14.

Conséquences

La défaite eut une importance considérable pour les Ottomans, qui n'avaient pas perdu de bataille navale importante depuis le quinzième siècle. Elle fut pleurée par eux comme un acte de la Volonté divine, des chroniques contemporaines rappelant que « la Flotte Impériale avait affronté la flotte des Infidèles impurs, et la volonté de Dieu tourna en sa défaveur »15.

Le spécialiste français de l'histoire ottomane, Gilles Veinstein, mentionne une lettre de la Sainte-Ligue publiée à Paris en 1572 selon laquelle « le désastre de Lépante aurait semé la panique à Istanbul. Sélim II aurait fait passer son trésor à Bursa, de même que les femmes et les jeunes enfants mâles du sérail. Lui-même et ses janissaires se seraient réfugiés à Edirne, tandis que les défenses d'Istanbul étaient renforcées. La population musulmane aurait également fui la capitale ne la laissant peuplée que de Grecs et de Chrétiens francs »16.

Cependant, la Sainte-Ligue ne réussit pas à tirer profit de sa victoire, et alors que la défaite ottomane a souvent été citée comme le tournant historique du début de la fin de l'expansion de l'Empire ottoman, ce ne fut en aucun cas la conséquence immédiate ; même si cette victoire des Chrétiens à Lépante confirma une division de facto de la Méditerranée, avec une moitié à l'est sous la domination ottomane et l'autre moitié à l'ouest sous le contrôle de la dynastie des Habsbourg et de ses alliés italiens, arrêtant l'établissement des Ottomans sur les côtes italiennes, la Sainte-Ligue ne regagna aucun des territoires conquis et perdus avant Lépante.

Les Ottomans furent rapides à reconstruire leur marine, bien qu'inférieure à la précédente en qualité des navires et des équipages ; la perte de la plupart des équipages de rameurs fut particulièrement critique. Dans le courant 1572, à peu près six mois après la défaite, plus de 150 galèresgaléasses, et au total 250 navires furent reconstruits, comprenant huit parmi les plus grands navires jamais vus dans la Méditerranée14. Avec cette nouvelle flotte, l'Empire ottoman était capable de réaffirmer sa suprématie sur la Méditerranée orientale17. Le grand vizir Mehmet Sokkolü, premier ministre du sultan Sélim II, se vanta devant l'émissaire vénitien Marcantonio Barbaro que le triomphe des chrétiens à Lépante n'avait causé aucun dommage resté visible à l'Empire ottoman, alors que la capture de l'île de Chypre par les Ottomans au cours de la même année était un dommage formidable et durable, disant notamment ceci :

« Vous venez pour voir comment nous supportons notre malchance. Mais vous devriez connaître la différence entre notre perte et la vôtre. En nous emparant de Chypre, nous vous avons coupé un bras ; en détruisant notre flotte à Lépante, vous nous avez rasé la barbe. Un bras coupé ne peut pas repousser une nouvelle fois, mais une barbe rasée repousse avec plus de force à nouveau18. »

Jacopo Ligozzi, Le retour des Chevaliers de l'Ordre de Saint Stéphane de la Bataille de Lépante1610, Église Saint Stéphane, Pise

En 1572, la flotte chrétienne alliée reprit de nouvelles opérations et fit face à une nouvelle marine ottomane de 200 vaisseaux sous le commandement de Uluç Ali Paşa. Ce dernier évita soigneusement d'affronter la flotte chrétienne alliée et se réfugia en sécurité sous les défenses de la forteresse de Modon. L'arrivée d'un renfort de 55 navires espagnols équilibra le nombre de bateaux engagés des deux côtés et ouvrit la possibilité d'une attaque décisive, mais un grand désaccord entre les amiraux de la flotte chrétienne et l'indécision de Don Juan firent disparaître cette opportunité19.

Pie V décéda le 1er mai 1572. Des divergences dans les intérêts des membres de la Ligue commencèrent à se faire jour et l'alliance chrétienne se défit progressivement. En 1573, la flotte de la Sainte-Ligue ne put se rassembler et agir de manière coordonnée. À l'inverse, Don Juan attaqua Tunis et prit la ville, mais avec la seule conséquence qu'elle fut reprise par les Ottomans en 1574. Venise, craignant la perte de ses possessions en Dalmatie et une invasion possible du Frioul, désireuse de réduire ses pertes et de reprendre son commerce traditionnel avec l'Empire ottoman, amorça des négociations unilatérales avec la Sublime Porte20.

Le grand historien Fernand Braudel a écrit, à propos de Lépante : « L'enchantement de la puissance ottomane est brisé, la course chrétienne active réapparaît, l'énorme armada turque se disloque. »21

La Sainte-Ligue se désintégra à la suite du traité de paix du 7 mars 1573 conclu entre Venise et l'Empire ottoman et qui termina la guerre de Chypre. Venise accepta les termes de sa défaite, malgré la victoire de Lépante. Chypre fut formellement cédée à l'Empire ottoman, et Venise accepta de payer une indemnité de 300 000 ducats. Ajouté à cela, la frontière entre les deux puissances en Dalmatie fut modifiée à l'avantage des Ottomans, en tenant compte de l'occupation importante des Turcs sur le territoire dans les plaines les plus fertiles autour des cités vénitiennes, ce qui eut des conséquences sur l'économie de ces cités en Dalmatie22. La paix entre ces deux puissances dura jusqu'à la guerre de Candie de 164523.

Malgré ces revers diplomatiques, l’expansionnisme ottoman est en revanche irréversiblement marqué par la défaite de Lépante. Comme le souligne l'historien Bartolomé Bennassar : « Avant les coups d'arrêt de Malte et de Lépante (1565-1571), la poussée turque paraissait impossible à contenir. Or, après ce paroxysme de la guerre, la Méditerranée occidentale cesse d'être pour les Ottomans un objectif prioritaire24 ». S'ils ont rapidement remplacé les navires, les Turcs n'ont jamais vraiment pu se remettre de la perte de 20 000 hommes, souvent hautement qualifiés — marins, rameurs, archers embarqués comme « artillerie légère ». Grâce à leur alliance avec la France, en lutte contre l'Espagne, les Ottomans réussissent à finaliser leur conquête du Maghreb avec la prise de Tunis en 1574, mais pour l'essentiel leur influence en Méditerranée occidentale prend fin avec Lépante25.

Militairement, la bataille montre la redoutable efficacité des galéasses (grosses galères à voiles armées de canons fixés au navire)26. Même si des batailles antérieures plus limitées l’avaient déjà annoncé, même si la flotte chrétienne comportait un nombre important de galères (mais la flotte turque ne comprenait pas de galéasse), et même si l’emploi du canon a été moins décisif que la légende ne l’a voulu, on considère généralement la bataille de Lépante comme la fin des flottes de galères au profit des galions armés de canons27.

Portée

La portée de la bataille de Lépante fait l'objet de débats historiographiques. Certains ont vu dans cette victoire de forces européennes coalisées avec la papauté l'émergence d'une certaine « conscience européenne », structurée ici autour de son identité religieuse28[réf. incomplète].

Cette analyse est nuancée par Aymeric Chauprade, qui souligne que la France était absente de la Sainte Ligue et qu'elle était alliée aux Ottomans depuis l'alliance franco-ottomane de 1536. Aussi, la création de la Sainte Ligue répondait à un impératif Realpolitik de la part de la papauté, qui voyait son autorité glisser de ses mains, et des territoires chrétiens s'éloigner de sa zone d'influence du fait des guerres de religion. Il juge cette victoire comme « une alliance classique d'États qui craignent de ne pas faire le poids face à un ennemi plus fort que chacun d'entre eux »29. Certains auteurs ont aussi soutenu que l'Empire ottoman était considéré jusqu'à la bataille de Lépante comme une puissance européenne30.

Dans les arts et la littérature

La Bataille de Lépante, artiste inconnu, xvie siècle31

Les représentations artistiques réalisées dans les années qui suivirent la bataille de Lépante pour célébrer la victoire du christianisme furent nombreuses dans toute l'Europe.

Pour l'Italie, à Venise, l'épisode fut peint par Andrea Vicentino dans le palais des Doges, sur les murs de la Sala dello Scrutinio et remplaça la Victoire de Lépante de Le Tintoret, œuvre détruite par un incendie en 1577. Toujours à Venise, les Gallerie dell'Accademia abritent la peinture de Paul VéronèseAllégorie de la bataille de Lépante. À la même époque, le maître italien Titien peint L'Espagne au secours de la religion qui célèbre la victoire de la chrétienté lors de cette bataille, et envoie sa composition au roi d'Espagne Philippe II32.

En France, une mosaïque représentant la bataille de Lépante est visible dans la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon33Des peintures évoquant la bataille de Lépante sont visibles à l'église de l'ancien couvent des Trinitaires de Saint-Étienne-de-Tinée, village faisant partie du comté de Nice34, comté appartenant alors au duché de Savoie. La flotte savoyarde durant la bataille comprenaient trois galères commandées par l’amiral André Provana de Leyni, Marc-Antoine Galléan et un représentant de la famille de Gubernatis, tous trois niçois35. La seule rue en France au nom de la bataille se trouve d'ailleurs à Nice.

En 2001, le peintre américain Cy Twombly s'inspira également de cette guerre pour produire une série d'œuvres intitulée Lepanto. Citons également le poème « Lepanto », un poème épique de G. K. Chesterton (1874-1936) qui fustige, dans deux vers célèbres, la France (alliée aux Turcs Ottomans à l'époque) et l'Angleterre, qui sont restées sourdes à l'appel du Pape Pie V , et ne participèrent pas à la bataille :

« Le pape a rejeté ses armes de désespoir et de deuil,
Il appelle autour de la Croix les rois chrétiens et leurs épées.
La froide reine d'Angleterre contemple son miroir
L'ombre des Valois bâille à la messe ; »

Cervantès

L’un des participants les plus connus de cette bataille est l’écrivain espagnol Miguel de Cervantes. Alors âgé de 24 ans, il s'était engagé en Italie dans l'infanterie des Tercios. Il prit part à la bataille de Lépante, embarqué sur La Marquesa (la Marquise). Il y perdit l’usage de sa main gauche, gagnant le surnom de « manchot de Lépante ». Après six mois de convalescence dans un hôpital de Messine, il reprit sa vie militaire en 1572, participant à d'autres expéditions navales : Navarin (1572), Corfou, Bizerte, et en 1573, il figurait dans le tercio de Figueroa lors de la bataille de Tunis, avant d'être capturé en mer à son retour en Espagne, par l'amiral algérois Mami Arnaute au large de Barcelone. De là, il fut emmené à Alger36.

Notes et références

Notes

  1.  after a figure from William Oliver Stevens and Allan F. Westcott, A History of Sea Power, 1920, p. 106.
  2.  Une réplique grandeur nature de la galère de Juan d'Autriche est visible au musée maritime [archive] de Barcelone.

Références

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  2.  (en) William Ledyard RodgersNaval Warfare Under Oars, 4th to 16th Centuries : A Study of Strategy, Tactics and Ship Design, United States, Naval Institute Press, 1939, 358 p. (ISBN 978-0-87021-487-5lire en ligne [archive])p. 175
  3. ↑ Revenir plus haut en :a et b Geoffrey Parker, The Military Revolution, pp. 87—88
  4.  Dom Gaspard Lefebvre, Missel vespéral quotidien, 1947, p. 1327.
  5.  (en) Paul K. Davis100 decisive battles : from ancient times to the present : The World’s Major Battles and How They Shaped History, New York, Oxford University Press, 2001, 462 p. (ISBN 978-0-19-514366-9présentation en ligne [archive])
  6.  (en) Christopher Hitchens, Hostage to History : Cyprus from the Ottomans to Kissinger. Verso (1997)
  7. ↑ Revenir plus haut en :a et b Laneyrie-Dragen 2000p. 262.
  8.  Edmond Jurien de la Gravière, La guerre de Chypre et la bataille de Lépante1re édition 1888, réédition 2011, Éditions Laville, collection Batailles essentielles : mémoire des peuples, p. 210-213
  9.  Edmond Jurien de la Gravière, La guerre de Chypre et la bataille de Lépante1re édition 1888, réédition 2011, Éditions Laville, collection Batailles essentielles : mémoire des peuples, p. 214-218
  10. ↑ Revenir plus haut en :a et b Laneyrie-Dragen 2000p. 263.
  11.  (en) T.C.F. HopkinsConfrontation at Lepanto : Christendom Vs. Islam, TOR puis Forge Books (1634) pour la réédition, 26 juin 2007, 210 p. (ISBN 978-0-7653-0539-8 et 0-7653-0539-9lire en ligne [archive]) (ASIN B01K3L2MC4)
  12.  Panzac 2009p. 15.
  13.  Panzac 2009p. 18-19.
  14. ↑ Revenir plus haut en :a et b (en) John Julius NorwichA history of Venice [« Une Histoire de Venise »], Vintage, et Penguin pour la réédition, coll. « VIKING NFIC PB », 1989, rééd. : 4 octobre 2012, 736 p. (ISBN 978-0-241-95304-4 et 0-241-95304-9lire en ligne [archive]), p.490 (ASIN B01N8TXO7G)
  15.  Wheatcroft 2004p. 33.
  16.  Gilles Veinstein, L'Europe et l'Islamp. 221, citant une lettre publiée dans Clarence Dana Rouillard, The Turk in French History, Paris, Boivin, 1942, p. 72
  17.  L. Kinross, The Ottoman Centuries: The Rise and Fall of the Turkish Empirep. 272.
  18.  Wheatcroft 2004p. 34.
  19.  John F. Guilmartin (2003) Galleons and Galleys: Gunpowder and the Changing Face of Warfare at Sea. 1300-1650, Cassell, p. 149-150.
  20.  Finkel 2005p. 161.
  21.  Emmanuel Huyghues Despointes, Les Grandes Dates de l'Occident, Paris, Dualpha Editions, 2015, 400 p., p. 90.
  22.  (hr) Tomislav Raukar« Venecija i ekonomski razvoj Dalmacije u XV i XVI stoljeću »Faculty of Philosophy, Zagreb (en), Zagreb, Croatia, vol. 10, no 1,‎ novembre 1977, p. 221 (ISSN 0353-295Xlire en ligne [archive], consulté le 8 juillet 2012)
  23.  Finkel 2005p. 222.
  24.  Bartolomé Bennassar, La Méditerranée du premier rang aux seconds rôles (16e-18e siècle), dans Jean Carpentier, François Lebrun, Histoire de la Méditerranée, Paris, éditions du seuil, 2001, pp. 220-221.
  25.  (en) Andrew C. Hess, « The Battle of Lepanto and Its Place in Mediterranean History », Past and Presentno 57, novembre 1972.
  26.  Voir Actes du colloque Autour de Lépante : guerre et géostratégie en Méditerranée au tournant des xvie et xviie siècles, Centre d'Études d'Histoire de la Défense, Paris, 2001.
  27.  Stevens, William Oliver, A History of Sea Power, New York, Doubleday, Doran & Co., 1942.
  28.  Wheatcroft[réf. incomplète]
  29.  Aymeric Chauprade, Géopolitique — Constantes et changements dans l'Histoire, Ellipses, 3e édition, 2008, p. 533.
  30.  Kiymet AntL'adhésion de la Turquie à l'Union européenne: une conditionnalité hors du commun, Harmattan, 2010(ISBN 978-2-296-11879-9lire en ligne [archive])
  31.  National Maritime Museum BHC0261 [archive], based on a 1572 print by Martino Rota (en).
  32.  « Religion assisted by Spain » [archive], museodelprado (consulté le 20 février 2020)
  33.  « Fourvière, la nef, les vitraux et mosaiques » [archive], sur www.visitelyon.fr (consulté le 15 juin 2017)
  34.  « Les édifices religieux de Saint-Etienne-de-Tinée » [archive], sur saintetiennedetinee.fr (consulté le 14 septembre 2017)
  35.  Marguerite Isnard et Roger Isnard, Per Carriera : dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, Nice, Serre, 2003, 359 p.(ISBN 2-86410-388-5lire en ligne [archive])
  36.  Herodote.net [archive].

Annexes

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Bibliographie

Ouvrages généraux

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  • (en) Caroline Finkel, Osman's Dream : The Story of the Ottoman Empire, 1300-1923, Londres, John Murray, 2005, 660 p. (ISBN 978-0-465-02396-7) ;
  • Nadeije Laneyrie-Dragen (dir.), Mémoire 2000 : deux mille ans d'histoire, Paris, Larousse, 2000, 720 p.(ISBN 978-2-035-05077-9)
  • Daniel PanzacLa marine ottomane : de l'apogée à la chute de l'Empire, 1572-1923, Paris, CNRS, 2009, 537 p.(ISBN 978-2-271-06799-9)
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Ouvrages sur la bataille

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  • Carlo Campana et Marie Viallon, Les célébrations de la victoire de Lépante , La fête au xvie siècle, Le Puy-en-Velay, 2002 (lire en ligne [archive]).
  • Bertrand Galimard Flavigny (introduction) et Julio Guillén Tato (prologue) (trad. de l'espagnol par Jean Pagès, préf. Hervé Coutau-Bégarie), La bataille de Lépante [traduction de l'espagnol ancien d'un texte anonyme), Biarritz, Atlantica, 2011, 267 p. (ISBN 978-2-758-80367-6)
  • (en) Jack BeechingThe galleys at Lepanto, London, Hutchinson, 1982, 267 p. (ISBN 978-0-091-47920-6)
  • (en) Hugh BichenoCrescent and cross : the battle of Lepanto 1571, London, Phoenix, coll. « Non-Fiction / History », 2004, 333 p. (ISBN 978-1-842-12753-7).
  • (en) Niccolò CapponiVictory of the West : the great Christian-Muslim clash at the Battle of Lepanto, Da Capo Press, 2006, 412 p. (ISBN 978-0-306-81544-7)
  • (en) Roger CrowleyEmpires of the sea : the siege of Malta, the battle of Lepanto, and the contest for the center of the world, New York, Random House, 2008, 334 p. (ISBN 978-0-812-97764-6 et 978-1-400-06624-7)
  • Annie Regond, "Peindre la bataille de Lépante sur les murs aux xvie et xviie siècles" [archive]Catherine Cardinal et Laurence Riviale (Congres: Maison des sciences de l'homme [Clermont-Ferrand]. 2013/11/26 - 2013/11/28), Décors de peintres : invention et savoir-faire, XVIe-XXIe siècles, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Collection Histoires croisées », 2016, 381 p. (ISBN 978-2-845-16672-1)
  • Edmond Jurien de La GravièreLa guerre de Chypre et La bataille de Lépante, Moncrabeau, Éd. Laville, coll. « Les batailles essentielles / mémoire des peuples », 2011, 224 p. (ISBN 978-2-953-59667-0)

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